Anouar Alaoui Ismaili dévoile un « pacte de croissance » pour les très petites et moyennes entreprises

Anouar Alaoui Ismaili dévoile un « pacte de croissance » pour les très petites et moyennes entreprises

Le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, a présenté jeudi 7 mai les grandes lignes d’une nouvelle stratégie nationale dédiée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Cette intervention a eu lieu dans le cadre de l’émission « L’Info en Face », diffusée sur une chaîne nationale. L’initiative vise à renforcer le tissu entrepreneurial marocain, composé à plus de 90 % de TPME, en leur offrant un cadre de croissance durable.

Selon les informations communiquées, ce plan repose sur un mécanisme baptisé « pacte de croissance ». Il s’agit d’un ensemble d’engagements réciproques entre l’État et les entreprises bénéficiaires. Les TPME qui adhèrent à ce pacte s’engagent à respecter des objectifs de performance, de formalisation et de digitalisation. En contrepartie, elles recevront un appui technique et financier adapté à leurs besoins, notamment en matière d’accès au financement et de mise à niveau.

Un diagnostic préalable du secteur des TPME

Anouar Alaoui Ismaili a rappelé que cette stratégie fait suite à un diagnostic approfondi des difficultés rencontrées par les TPME au Maroc. Parmi les principaux obstacles figurent l’accès limité au crédit bancaire, la sous-capitalisation, la faible adoption des outils numériques et la complexité administrative. Le nouveau dispositif entend répondre à ces défis par une approche intégrée et progressive.

Le directeur général a précisé que Maroc PME, agence publique sous tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, sera l’opérateur principal de ce programme. L’agence pilotera le déploiement des mesures et assurera le suivi des engagements pris par les entreprises.

Des critères de sélection et un déploiement progressif

Pour bénéficier du pacte de croissance, les TPME devront satisfaire à des critères précis, notamment un chiffre d’affaires compris entre un seuil minimal et un plafond défini par secteur, ainsi qu’une ancienneté minimale d’activité. Les entreprises en création ou en phase de redressement pourront également être éligibles sous conditions. Le processus de sélection sera transparent, a promis Anouar Alaoui Ismaili, avec un appel à candidatures ouvert sur l’ensemble du territoire national.

Le déploiement est prévu par phases, avec une première tranche expérimentale dans quelques régions pilotes avant une généralisation à l’échelle nationale. Les régions de Casablanca Settat, Rabat Salé Kénitra et Tanger Tétouan Al Hoceïma sont pressenties pour cette phase initiale, en raison de leur concentration élevée de TPME.

Un impact attendu sur la compétitivité et l’emploi

Les autorités estiment que ce programme pourrait toucher à terme plusieurs milliers d’entreprises, avec un impact direct sur la création d’emplois et la compétitivité des exportations marocaines. Les secteurs prioritaires incluent l’agroalimentaire, le textile, l’industrie manufacturière, les technologies de l’information et les services à forte valeur ajoutée. Le pacte de croissance s’inscrit dans le cadre plus large des réformes structurelles visant à renforcer le tissu productif national et à améliorer le climat des affaires.

Anouar Alaoui Ismaili a souligné que ce dispositif ne se limite pas à un simple transfert de fonds, mais repose sur un accompagnement personnalisé, avec des consultants dédiés pour chaque entreprise sélectionnée. Des formations en gestion, en marketing numérique et en conformité réglementaire seront également proposées.

La mise en œuvre effective du pacte de croissance est attendue dans les prochains mois, après la finalisation des textes d’application et la signature des conventions avec les partenaires bancaires et les fédérations professionnelles. Un comité de suivi trimestriel sera mis en place pour évaluer les résultats et ajuster le dispositif si nécessaire.

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