Les Émirats arabes unis ont officiellement inscrit 21 individus et organisations libanaises sur leur liste des entités soutenant le terrorisme, en raison de liens présumés avec le Hezbollah, mouvement islamiste libanais soutenu par l’Iran. L’annonce a été faite mardi soir par l’agence de presse officielle émiratie WAM.
Selon l’agence, la liste comprend 16 personnes de nationalité libanaise et cinq entités basées au Liban. Ces désignations imposent aux autorités de régulation émiraties de surveiller toute personne physique ou morale entretenant des relations financières ou commerciales avec ces entités. Les mesures exigées incluent le gel des avoirs dans un délai inférieur à 24 heures.
Contexte géopolitique régional
Les Émirats arabes unis ont été une cible majeure des opérations menées par l’Iran dans le Golfe, en réponse à l’offensive israélo-américaine contre la République islamique lancée fin février 2024, qui a déclenché un conflit élargi au Moyen-Orient. En mars 2024, Abu Dhabi avait déjà annoncé l’arrestation de cinq membres présumés d’un « réseau terroriste » lié au Hezbollah et à l’Iran. Ces derniers auraient cherché à infiltrer l’économie nationale et à mener des opérations extérieures menaçant la stabilité financière du pays.
Réactions du Hezbollah
Le Hezbollah, mouvement chiite libanais, a démenti toute présence ou activité aux Émirats arabes unis. Dans une déclaration antérieure, le parti avait qualifié ces accusations d’infondées et rejeté toute implication dans des activités déstabilisatrices dans la région.
Cette mesure intervient dans un contexte de tensions accrues entre les alliés régionaux de l’Iran et les États du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, qui soutiennent la coalition menée par les États-Unis et Israël. La désignation de ces 21 entités s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large de lutte contre le financement du terrorisme et de protection de la sécurité financière et intérieure des Émirats.
Les autorités émiraties n’ont pas précisé la date exacte de mise en œuvre des gels d’avoirs, mais la législation locale impose une exécution dans les 24 heures suivant la notification.
Cette décision pourrait avoir des implications pour les relations bilatérales entre le Liban et les Émirats arabes unis, déjà marquées par des tensions diplomatiques. Les observateurs régionaux s’attendent à ce que d’autres pays du Conseil de coopération du Golfe adoptent des mesures similaires dans les semaines à venir, en coordination avec les efforts internationaux de lutte contre le financement du terrorisme.
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