Le PAM réplique au RNI et dément toute pression sur les élus

Le PAM réplique au RNI et dément toute pression sur les élus

Le Parti authenticité et modernité (PAM) a officiellement répondu, ce mardi, au communiqué du Rassemblement national des indépendants (RNI) daté du 25 août, qui dénonçait des « tentatives de séduction et de pressions » sur ses élus à l’approche des élections législatives prévues le 23 septembre. Dans un texte publié en réaction, le bureau politique du PAM a jugé nécessaire d’apporter des éclaircissements à l’opinion publique et de corriger ce qu’il qualifie de « contrevérités ».

Le parti dirigé par Abdellatif Ouahbi a exprimé son vif mécontentement d’avoir été cité dans le communiqué du RNI, qui l’accusait de « porter atteinte à l’éthique du travail politique et aux règles d’une saine concurrence démocratique ». Le document du RNI faisait également allusion à des manœuvres visant à attirer des élus sous les couleurs de l’Authenticité et Modernité, en évoquant d’éventuelles pressions ou contraintes.

Une réponse catégorique du PAM

Dans sa réponse, le PAM a catégoriquement rejeté ces accusations, affirmant que le recrutement de militants et d’élus dans ses rangs se fait uniquement « sur la base de la conviction et du libre choix ». Le parti a insisté : il n’a jamais contraint, ne contraint pas et ne contraindra aucun citoyen ou citoyenne à adhérer à ses structures. Il s’appuie pour cela sur la législation en vigueur, qui pénalise de telles pratiques, ainsi que sur la liberté d’appartenance politique garantie par les conventions internationales et la Constitution marocaine.

Le PAM précise que sa méthode pour élargir sa base repose sur le dialogue, la persuasion et la mobilisation de compétences convaincues de son projet politique, « loin de toute forme de pression ou de contrainte, quelle qu’en soit la nature ou la source ».

Retour sur les élections de 2021

Le PAM a également évoqué le scrutin législatif de 2021, rappelant que le RNI avait alors présenté plus de 17 parlementaires issus de cinq formations politiques différentes, dont six anciens élus du PAM. Des transferts similaires ont concerné des dizaines de conseillers territoriaux et de membres de la Chambre des conseillers.

Le parti a souligné qu’il n’avait pas, à l’époque, dénoncé ces mouvements comme une atteinte aux règles de la compétition politique, mais les avait considérés comme l’exercice de la « liberté du choix politique ». Cette position, ajoute le communiqué, illustre l’attachement constant du PAM à la liberté d’appartenance, indépendamment du parti qui bénéficie du transfert.

Une sortie ferme sur le respect de la loi

Le PAM a adopté un ton plus musclé en déclarant qu’il « n’acceptera de leçons de personne en matière de respect de la loi ou des règles du travail politique et institutionnel », faisant directement référence aux critiques du RNI. Le parti a réaffirmé son engagement en faveur d’une « pratique politique responsable » et d’une concurrence démocratique loyale.

Il a conclu en indiquant que ses portes resteront ouvertes aux compétences et aux talents qui adhèrent à son projet politique et choisissent de le rejoindre « en toute liberté et indépendance ».

Cette passe d’armes intervient dans un contexte de concurrence accrue entre les deux formations, pourtant membres de la majorité gouvernementale, à mesure que se rapproche l’échéance électorale du 23 septembre. Les récents changements d’affiliation, tant parmi les parlementaires que les candidats, sont devenus un sujet majeur de friction entre le RNI et le PAM, chaque parti cherchant à consolider ses positions.

Les prochaines semaines devraient être marquées par une intensification des campagnes de mobilisation, tandis que les observateurs s’attendent à ce que les deux partis poursuivent leurs échanges sur la scène politique marocaine, sans que des mesures concrètes aient été annoncées à ce stade.

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