Dimanche à l’aube, l’Iran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël et du Koweït. Cette nouvelle salve intervient au 37e jour du conflit et fait suite à un ultimatum de 48 heures émis samedi par l’ancien président américain Donald Trump, exigeant que Téhéran conclue un accord ou rouvre le détroit d’Ormuz, sous peine de faire face à des représailles sévères.
Les défenses aériennes israéliennes et koweïtiennes ont été immédiatement activées pour intercepter les projectiles. L’état-major koweïtien a confirmé sur le réseau social X que ses défenses faisaient face à des menaces provenant de missiles et de drones hostiles. Les autorités du Koweït ont également signalé des dégâts importants suite à une attaque iranienne survenue samedi soir contre un complexe ministériel dans la capitale.
L’ultimatum américain et les réactions
Samedi, Donald Trump a réitéré ses menaces sur sa plateforme Truth Social, écrivant : « Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse, 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux. » Cet ultimatum initial de 10 jours, lancé le 26 mars, exigeait la réouverture de cette voie maritime stratégique, bloquée par l’Iran depuis le début des hostilités le 28 février. L’échéance avait été fixée au lundi 6 avril à 20h00, heure de Washington.
Les forces armées iraniennes ont rejeté cet avertissement, qualifiant les menaces de Trump de « stupides ». Par ailleurs, l’ancien président a affirmé dans un autre message que « beaucoup » de hauts responsables militaires iraniens avaient été tués dans une frappe massive à Téhéran, sans fournir de détails sur la date de cette attaque.
Incidents multiples et escalade régionale
La centrale nucléaire civile de Bouchehr a de nouveau été la cible d’une frappe samedi. Selon l’agence de presse officielle Irna, un projectile a touché une zone proche du site, tuant un garde. Aucun dommage n’a été rapporté sur les installations critiques. En réaction, la Russie a annoncé l’évacuation de près de 200 employés de Rosatom, la société qui a aidé à construire la centrale.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti sur X qu’une attaque sur une installation nucléaire pourrait entraîner des retombées radioactives dans le Golfe, mettant en danger les populations locales.
Parallèlement, les recherches se poursuivent pour retrouver un aviateur américain porté disparu après le crash d’un avion de combat F-15E en Iran vendredi. L’armée iranienne affirme avoir abattu l’appareil. Un des deux occupants a été secouru, mais le sort du second reste inconnu. Ni le Pentagone ni la Maison Blanche n’ont confirmé ces informations publiquement.
Extension du conflit et bilans
Les hostilités s’étendent désormais à plusieurs pays de la région. L’Iran affirme viser les pays du Golfe abritant des intérêts américains, comme le Koweït, les Émirats arabes unis et Bahreïn, en représailles aux frappes sur son territoire. Dans le détroit d’Ormuz, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir ciblé par drone un navire lié à Israël.
Au Liban, théâtre d’affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah, sept personnes dont deux enfants ont été tuées dans des frappes israéliennes samedi, selon le ministère de la Santé local. L’armée israélienne a de son côté annoncé la mort d’un de ses soldats, portant à onze le nombre de ses militaires tués dans ce secteur depuis le 2 mars. La ville de Tyr a été bombardée et un hôpital endommagé.
Les autorités israéliennes ont également appelé les habitants d’une zone frontalière entre la Syrie et le Liban à évacuer en prévision de nouvelles frappes.
Les prochains jours seront décisifs, l’échéance de l’ultimatum de 48 heures de Donald Trump approchant rapidement. La communauté internationale surveille avec inquiétude la possibilité d’une nouvelle escalade, tandis que les recherches pour l’aviateur américain disparu et les opérations militaires sur plusieurs fronts se poursuivent.
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