L’UMT présente ses revendications salariales et sociales avant la reprise du dialogue

L’UMT présente ses revendications salariales et sociales avant la reprise du dialogue

Le secrétariat général de l’Union marocaine du travail (UMT) a formulé, mardi 7 avril, une série de revendications portant sur les salaires, les retraites et le contrôle des prix. Cette prise de position intervient à l’approche d’une nouvelle phase de dialogue social entre les partenaires sociaux au Maroc.

L’instance dirigeante du syndicat s’est réunie au siège central de l’organisation à Casablanca. Elle a consacré ses travaux à l’examen de la situation économique et sociale du pays.

L’UMT a déploré une dégradation du pouvoir d’achat qu’elle qualifie de préoccupante. Elle critique les explications avancées pour justifier cette évolution, pointant du doigt des déséquilibres dans les circuits de distribution, des pratiques spéculatives et un manque de régulation sur certains marchés.

Un cadre de dialogue structuré

La réunion se tient dans un contexte de reprise attendue des discussions entre le gouvernement et les centrales syndicales. L’UMT souligne l’importance d’un cadre de concertation régulier et structuré.

Le syndicat rappelle que certaines échéances n’ont pas été respectées et que plusieurs engagements pris lors de précédentes sessions restent en suspens. Il indique attendre de la prochaine session des avancées concrètes, particulièrement sur les questions liées aux revenus et aux conditions de travail.

L’UMT insiste sur la nécessité d’un dialogue qu’elle qualifie de sérieux et productif, susceptible de déboucher sur des mesures à effet immédiat pour les travailleurs.

Les principales demandes syndicales

L’organisation syndicale a présenté une série de mesures couvrant à la fois le secteur public et le secteur privé. Elle appelle à une augmentation générale des salaires et à la revalorisation des pensions de retraite.

L’UMT demande la fixation d’un seuil minimal de pension aligné sur le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Elle propose également une hausse du salaire minimum dans l’ensemble des secteurs d’activité.

Le syndicat plaide pour une harmonisation entre les niveaux de salaire minimum appliqués dans les activités industrielles et agricoles. Il réclame un allègement de la fiscalité sur les revenus du travail et la relance des dialogues sectoriels.

Pour la fonction publique, l’UMT demande l’introduction de nouvelles perspectives de progression de carrière pour les agents.

La question centrale du contrôle des prix

Une part importante des revendications porte sur la maîtrise de l’évolution des prix à la consommation. L’UMT appelle à des mesures visant à contenir cette hausse, notamment par un réexamen de certaines taxes sur les produits de consommation courante et les services de base.

Parmi les pistes évoquées figurent une réduction partielle de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur certains produits, un ajustement des taxes indirectes influençant les prix et un encadrement des marges bénéficiaires dans des secteurs spécifiques comme les carburants.

La centrale insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle des marchés, de lutter contre les pratiques spéculatives et de mieux réguler les circuits de distribution. Elle suggère une mobilisation accrue des instances chargées de la concurrence et du suivi des prix.

Droits syndicaux et mobilisations

Au-delà des aspects économiques, l’UMT aborde la question des droits syndicaux. Elle évoque des situations qu’elle considère comme des entraves à l’exercice de l’action syndicale dans certains secteurs d’activité.

Le syndicat appelle à un respect accru des libertés syndicales et à l’amélioration des conditions de travail, notamment dans les activités caractérisées par un recours important à la sous-traitance.

L’UMT réaffirme son soutien aux différentes formes de mobilisation engagées dans plusieurs secteurs. Elle appelle à poursuivre les actions revendicatives dans les prochaines semaines.

La centrale inscrit ses positions dans le cadre des préparatifs de la fête du Travail du 1er mai. Elle appelle à faire de cette échéance un moment de mobilisation autour des revendications liées aux revenus, aux conditions de vie et aux droits des travailleurs.

Les prochaines étapes dépendront de la convocation officielle de la session de dialogue social par le gouvernement. L’UMT a clairement indiqué qu’elle évaluera la prochaine rencontre sur la base des engagements concrets qui en découleront pour les salariés marocains.

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