L’ancien secrétaire d’État américain John Kerry a déclaré, lors d’une intervention télévisée, que la guerre actuelle contre l’Iran n’aurait jamais dû se produire. Il a imputé cette situation à la décision de l’administration Trump de se retirer unilatéralement de l’accord nucléaire de 2015, rompant selon lui la confiance de Téhéran envers Washington. Ces déclarations interviennent alors que des pourparlers en vue d’un cessez-le-feu permanent doivent débuter au Pakistan.
John Kerry a affirmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait demandé à plusieurs présidents américains de lancer des frappes contre l’Iran, sans succès jusqu’à une période récente. Il a précisé avoir participé à des réunions où de telles demandes étaient formulées.
Les refus successifs des présidents américains
Selon l’ancien diplomate, qui a servi sous la présidence de Barack Obama de 2013 à 2017, Netanyahu s’est adressé au président Obama avec une proposition d’attaque, qui a été refusée. Il a indiqué que d’autres présidents américains avaient également rejeté les appels israéliens, ces demandes remontant selon lui à l’époque de George W. Bush.
« Joe Biden a refusé, et George Bush a refusé. Le seul président qui a clairement accepté est le président Trump », a déclaré John Kerry. Il a directement lié cette évolution au retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, une initiative de Donald Trump.
Les conséquences du conflit et les positions actuelles
L’ancien secrétaire d’État a exprimé des regrets concernant les pertes humaines engendrées par ce conflit et ses conséquences sur l’économie mondiale. Il a souligné que, dans les discussions de paix en cours, un élément central manquait, à savoir la reconnaissance que cette guerre était évitable.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a adopté une position ferme sur les réseaux sociaux. Vendredi, sur Truth Social, il a estimé que l’Iran ne disposait d’aucun moyen de pression pour les négociations en dehors du Détroit d’Ormuz. Ce passage maritime stratégique voit transiter environ un tiers des hydrocarbures mondiaux.
« Les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu’ils n’ont aucune carte en main, hormis l’extorsion à court terme du reste du monde en utilisant les voies maritimes internationales. La seule raison pour laquelle ils sont encore en vie aujourd’hui, c’est pour négocier », a écrit Donald Trump. Il a menacé d’une reprise des hostilités si aucun accord n’était conclu.
Le contexte des négociations
La guerre a été déclenchée le 28 février. Après l’annonce d’une trêve de deux semaines, les parties doivent entamer des pourparlers au Pakistan pour tenter d’aboutir à un cessez-le-feu permanent et négocier les termes d’un accord final.
La délégation iranienne présente sur place a posé des conditions préalables à toute négociation de paix avec les États-Unis. Elle a demandé une trêve au Liban et le déblocage des actifs iraniens gelés à l’étranger.
Les développements de ce conflit et les négociations qui s’ouvrent sont suivis avec attention dans la région, notamment au Maroc, en raison de leurs implications potentielles sur la stabilité régionale et les corridors énergétiques.
La suite des événements dépendra des discussions qui s’ouvrent au Pakistan et de la capacité des parties à surmonter les contentieux historiques mis en lumière par les récentes déclarations. Le calendrier des pourparlers et les positions officielles des gouvernements impliqués seront déterminants pour l’issue de ce processus.
Commentaires (0)
Laissez votre commentaire