L’ambassadeur de France en visite à Laâyoune pour renforcer les engagements politiques et économiques

L’ambassadeur de France en visite à Laâyoune pour renforcer les engagements politiques et économiques

L’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, a effectué une visite officielle à Laâyoune, capitale des provinces du Sud, cette semaine. Cette visite s’inscrit dans le contexte du nouveau positionnement de Paris, qui a officiellement exprimé son soutien au plan d’autonomie marocain pour le Sahara et reconnu la souveraineté du Royaume sur l’ensemble de son territoire.

Lors de rencontres séparées avec Abdeslam Bekrate, wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, et Moulay Hamdi Ould Errachid, président de la commune de Laâyoune, le diplomate a souligné l’objectif de son déplacement. Il a déclaré que sa visite visait à s’enquérir de la dynamique de développement des provinces du Sud, à explorer les opportunités d’investissement et à renforcer la présence des acteurs économiques français dans la région.

Christophe Lecourtier a exprimé sa fierté quant à ces rencontres, les qualifiant d’opportunité pour renforcer les relations bilatérales dans leur nouveau contexte. Il a témoigné de sa gratitude pour l’accueil chaleureux réservé par les autorités locales et les élus.

Consolidation d’une nouvelle dynamique

L’ambassadeur a martelé que cette visite venait consolider la reconnaissance exprimée par le président de la République française, Emmanuel Macron, au roi Mohammed VI. Cette reconnaissance concerne une nouvelle position de la France, fondée sur son soutien franc au plan d’autonomie proposé par le Maroc dans le cadre de sa souveraineté nationale.

Il a noté que cette mutation majeure traduisait une volonté politique de hisser le partenariat stratégique entre les deux nations. Cette nouvelle dynamique bilatérale, engagée depuis la visite du président français au Maroc en 2024, ouvre selon lui des horizons prometteurs pour élargir les domaines de coopération économique, culturelle et éducative.

Engagements économiques et éducatifs

Sur le plan économique, l’ambassadeur a réitéré la détermination de son pays à drainer d’importants investissements dans la région et à y renforcer la présence des capitaux français. Il a assuré que la France était soucieuse d’accompagner les grands chantiers de développement de manière effective, afin de consolider le partenariat bilatéral.

Parallèlement, Christophe Lecourtier a précisé que la France accordait une importance particulière au secteur de l’éducation et de la formation, qu’il considère comme un levier fondamental de développement. Il a participé à l’inauguration officielle du nouveau bâtiment de l’école internationale française « Paul Pascon », relevant du réseau de la Mission laïque française.

Cet établissement, ouvert en 2012, est la seule école française de la région Laâyoune-Sakia El Hamra. Son extension portera sa capacité d’accueil à près de 600 élèves, de la maternelle au lycée, permettant aux enfants de la région de poursuivre un cursus jusqu’au baccalauréat français.

Implications et perspectives

Le diplomate a souligné l’impact important qu’a eu, au niveau international, la déclaration par Paris de son soutien au projet d’autonomie sous souveraineté marocaine. Il a également rappelé que cette démarche s’inscrivait dans une vision globale visant à renforcer la présence de la France dans les provinces du Sud.

L’ambassadeur a salué les visites récurrentes qu’il effectue à Laâyoune, lui permettant de constater sur le terrain le rythme de développement soutenu et croissant que connaît la région. Il a mis en exergue l’importance de ces rencontres dans l’approfondissement de la communication et le renforcement de la confiance entre la France et le Maroc au niveau régional.

La France s’est engagée à consolider son soutien effectif aux projets de développement dans les provinces du Sud, en exécution de ce qui a été convenu lors de la rencontre réunissant les dirigeants des deux pays à Rabat. Les prochaines étapes devraient voir une concrétisation accrue des investissements français et une intensification des partenariats dans les secteurs identifiés comme prioritaires, notamment l’économie et l’éducation.

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