Akhannouch présente un bilan économique axé sur la croissance, l’investissement et l’emploi devant le Parlement

Akhannouch présente un bilan économique axé sur la croissance, l’investissement et l’emploi devant le Parlement

Devant le Parlement réuni en séance commune ce lundi, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté le bilan de l’action exécutive, en le structurant principalement autour des performances économiques du pays. Son intervention a mis en avant une trajectoire de consolidation dans un contexte international marqué par l’instabilité et des chocs successifs.

Le chef de l’Exécutif a insisté sur la capacité du Maroc à maintenir un cap de croissance et à renforcer ses fondamentaux, malgré les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions inflationnistes et les incertitudes géopolitiques. Il a défendu une stratégie centrée sur la relance de l’investissement, la consolidation des équilibres macroéconomiques et un repositionnement du pays.

Une dynamique de croissance revendiquée

L’un des points centraux du bilan concerne l’évolution de la croissance économique. Après un ralentissement en début de mandat, celle ci a progressivement accéléré pour atteindre près de 4,8% en 2025, contre 1,8% en 2022. Sur la période 2021 2025, le taux de croissance moyen avoisinerait 4,5%, un niveau supérieur à celui du précédent cycle gouvernemental.

Selon l’exposé gouvernemental, cette dynamique repose sur le redressement de la demande intérieure et la montée en puissance des activités non agricoles, traduisant une diversification des moteurs de l’économie. Les projections pour 2026 tablent sur un dépassement du seuil des 5%, signalant, pour le gouvernement, l’entrée dans une phase de croissance jugée plus robuste.

L’investissement comme levier central

L’investissement a été présenté comme le principal moteur de transformation économique. Le Chef du gouvernement a mis en avant une augmentation significative de l’investissement public, passé de 230 milliards de dirhams en 2021 à près de 380 milliards prévus en 2026.

Cette progression s’accompagne de la mise en place du nouveau dispositif d’investissement, conçu pour renforcer la participation du secteur privé et améliorer l’attractivité du territoire. L’objectif est de porter la part de l’investissement privé à près des deux tiers du total à l’horizon 2035.

Plusieurs centaines de projets ont été validés dans ce cadre, représentant des volumes financiers conséquents et un potentiel important en matière de création d’emplois. L’Exécutif insiste également sur la territorialisation de l’investissement, à travers le rôle accru des instances régionales et des mécanismes d’appui aux PME.

Parallèlement, les flux d’investissements directs étrangers ont connu une progression notable, passant d’un peu plus de 32 milliards de dirhams en 2021 à environ 56 milliards en 2025, soit une hausse de plus de 70%.

Emploi et équilibres macroéconomiques

Sur le front de l’emploi, le gouvernement met en avant la création de près de 850 000 postes entre 2021 et 2025, avec une accélération notable sur la dernière année. Cette évolution s’accompagnerait, selon M. Akhannouch, d’une amélioration progressive de la qualité de l’emploi et d’une formalisation accrue du marché du travail.

Les indicateurs macroéconomiques sont également mobilisés. L’inflation, après un pic en 2022, a été ramenée à un niveau inférieur à 1% en 2025. Le déficit budgétaire a été réduit à 3,5%, avec un objectif de 3% à court terme, tandis que le ratio d’endettement s’inscrit dans une trajectoire descendante. Les recettes fiscales ont enregistré une progression soutenue.

Au delà des chiffres, le Chef du gouvernement a cherché à inscrire ces évolutions dans une logique de souveraineté économique, présentée comme un choix stratégique face à un environnement international incertain.

La prochaine étape consistera à concrétiser les projections de croissance pour 2026 et à poursuivre la mise en œuvre du nouveau dispositif d’investissement pour atteindre les objectifs fixés en matière de participation du secteur privé. Le gouvernement devra également maintenir la trajectoire de réduction des déficits tout en gérant les impacts des incertitudes géopolitiques persistantes.

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