Coopération renforcée entre l’INDH et l’ONU pour le développement humain au Maroc

Coopération renforcée entre l’INDH et l’ONU pour le développement humain au Maroc

Le Maroc et le système des Nations Unies ont franchi une nouvelle étape dans leur partenariat ce mercredi, avec la signature d’un accord-cadre de coopération entre l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La cérémonie de signature s’est déroulée à Rabat, en présence du ministre de l’Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, et de la coordinatrice résidente du système des Nations Unies au Maroc, Mme Nathalie Fustier.

Cet accord vise à structurer et à renforcer les actions communes déjà existantes entre les deux institutions. Il définit un cadre stratégique pour leur collaboration future, notamment dans la mise en œuvre des programmes de l’INDH, particulièrement sa troisième phase lancée en 2018. L’objectif principal est d’optimiser l’impact des projets de développement humain sur les populations cibles, en capitalisant sur l’expertise technique et le réseau international du PNUD.

Objectifs et domaines de collaboration

Le partenariat renouvelé se concentrera sur plusieurs axes prioritaires. Il s’agit notamment de l’appui à la gouvernance locale et au développement territorial intégré, du renforcement des capacités des acteurs locaux, et de la promotion de l’inclusion sociale et économique des jeunes et des femmes. La lutte contre les vulnérabilités et les inégalités sociales et spatiales constitue un autre pilier central de cet accord.

La collaboration technique portera également sur le suivi et l’évaluation des programmes, ainsi que sur l’innovation sociale. Les deux parties entendent mutualiser leurs connaissances et leurs bonnes pratiques pour améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain. Cet appui du système onusien doit permettre d’aligner davantage les projets de l’INDH avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.

Contexte et portée de l’INDH

L’Initiative Nationale pour le Développement Humain, lancée en 2005 sur Hautes Orientations Royales, est un programme structurant de la politique sociale marocaine. Elle intervient dans la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale. Sa troisième phase (2019-2023), dotée d’une enveloppe budgétaire de 18 milliards de dirhams, cible quatre programmes principaux : le rattrapage des déficits en infrastructures et services sociaux de base, l’accompagnement des personnes en situation de précarité, l’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeunes, et l’impulsion du capital humain des générations montantes.

Le PNUD, pour sa part, est l’agence onusienne en charge du développement. Elle appuie les gouvernements dans la formulation de politiques, le renforcement des capacités institutionnelles et la résilience face aux crises. Sa présence au Maroc s’inscrit dans le cadre du Plan-cadre de coopération pour le développement durable 2023-2027, signé avec le gouvernement marocain.

Déclarations officielles et perspectives

Lors de la cérémonie, M. Laftit a souligné que cet accord « consolide le partenariat stratégique entre le Royaume du Maroc et le système des Nations Unies ». Il a ajouté que l’appui du PNUD « contribuera à renforcer les capacités des acteurs locaux et à capitaliser sur les bonnes pratiques pour un impact plus important des programmes de l’INDH ».

De son côté, Mme Nathalie Fustier a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à accompagner les priorités de développement du Maroc. Elle a salué l’INDH comme « un levier essentiel pour la réalisation des ODD au niveau territorial », précisant que le PNUD mettra son expertise au service de la généralisation des approches innovantes et de la mesure d’impact.

La mise en œuvre opérationnelle de cet accord sera assurée par des plans de travail annuels conjoints, définissant des activités précises, des indicateurs de performance et un cadre de suivi-évaluation. Des comités de pilotage techniques seront mis en place pour assurer le suivi régulier des engagements pris.

Les prochaines étapes consisteront en l’élaboration détaillée du premier plan de travail annuel, qui devrait être finalisé dans les prochains mois. Cet accord-cadre ouvre la voie à une coopération plus technique et ciblée, visant à amplifier les effets des investissements publics en matière de développement humain, en particulier dans les zones rurales et périurbaines les plus défavorisées du Royaume.

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