Lors d’une séance d’examen du bilan de l’Exécutif, tenue ce lundi en présence du chef du gouvernement Aziz Akhannouch, les groupes parlementaires de la majorité à la Chambre des Conseillers ont globalement salué l’action gouvernementale et sa gestion des multiples crises. Cette évaluation institutionnelle intervient dans un contexte marqué par des défis climatiques, économiques et géopolitiques.
Les groupes de la majorité ont déclaré avoir observé, ces derniers mois, de forts indicateurs d’un engouement populaire pour renouveler la confiance dans l’expérience gouvernementale en cours. Ils ont précisé que l’on n’exige pas des gouvernements de prévenir les crises, mais de bien les gérer.
Mohamed El Bakouri, chef du groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI), a salué le courage du chef du gouvernement pour soumettre son bilan à une évaluation parlementaire. « Nous sommes certains que ce bilan obtiendra la satisfaction des Marocains, tout comme il a obtenu celle des acteurs institutionnels, économiques et sociaux, et les éloges des partenaires internationaux de notre pays », a-t-il affirmé.
Il a souligné que le gouvernement a œuvré dans des conditions exceptionnelles, sous l’influence de défis climatiques et géopolitiques difficiles. Selon lui, l’Exécutif a réussi dans les différents chantiers engagés, notamment la généralisation de la protection sociale, la réforme du système de santé, le soutien à l’investissement et la stimulation de l’emploi.
Les réactions des autres groupes parlementaires
Fatima Saadi, conseillère du groupe de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), a mis en avant l’harmonie et la pratique politique de la majorité gouvernementale. Elle a estimé que cette cohésion a permis d’investir temps et efforts dans les réformes, évitant les polémiques marginales.
Elle a salué la reconstruction des fondements de l’État social, citant le domaine du logement où des décisions « audacieuses et inédites » ont, selon elle, rompu avec une logique de service des lobbies. Le programme d’aide directe aurait aidé près de 100 000 familles à acquérir un logement décent.
La conseillère a également abordé la volonté de renforcer les industries culturelles et créatives, ainsi que les tentatives pour organiser le secteur de la presse numérique et soutenir les entreprises médiatiques.
Abdelkader El Kihel, conseiller du groupe Istiqlalien de l’Unité et de l’Égalitarisme, a rappelé la conjoncture délicate des dernières années. « Ce gouvernement a travaillé dans une conjoncture délicate où se sont entremêlées les crises économiques, climatiques et géopolitiques, et il a réussi à gérer l’exception sans tomber dans la confusion », a-t-il déclaré.
Il a reconnu des progrès tangibles dans le chantier de l’État social, tout en appelant à un « souffle réformateur plus fort » pour garantir la qualité des services et l’équité d’accès, conformément aux orientations royales. Il a aussi évoqué une transformation inédite dans le secteur de l’eau, affirmant que les réalisations et programmes dans le domaine des barrages depuis 2021 équivaudraient à la totalité des constructions depuis l’indépendance.
Les perspectives des partenaires sociaux
Lors de cette même séance, le bras syndical du parti de l’Istiqlal a valorisé le bilan du dialogue social, le qualifiant de positif « après sept années de vaches maigres ».
De son côté, le patronat a exprimé sa satisfaction quant aux effets de la décision gouvernementale de baisser l’impôt sur les sociétés, la qualifiant d’historique.
La séance d’examen du bilan gouvernemental à la Chambre des Conseillers constitue une étape préalable à sa présentation plus large à l’opinion publique. Les débats ont mis en lumière les principaux axes des réformes engagées et la perception par la majorité parlementaire de la gestion des crises récentes. La prochaine étape attendue est la présentation officielle de ce bilan par le chef du gouvernement devant l’ensemble des représentants de la nation, suivie de sa diffusion auprès des citoyens.
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