Maintien des mesures de soutien sur le gaz, l’électricité et le transport au Maroc

Maintien des mesures de soutien sur le gaz, l’électricité et le transport au Maroc

Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a présidé mardi 28 avril 2026 à Rabat une réunion de la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques mondiales. Cette instance a examiné la situation des marchés internationaux de l’énergie et des matières premières, ainsi que leur impact sur l’économie nationale et le pouvoir d’achat des citoyens.

Lors de cette réunion, le gouvernement a confirmé le maintien des mesures de soutien en faveur des ménages et des entreprises concernant les prix du gaz butane, de l’électricité et des transports publics. Ces dispositifs, mis en place depuis plusieurs mois, visent à atténuer l’effet de la hausse des cours mondiaux sur les factures des consommateurs marocains.

Contexte des tensions géopolitiques

Les tensions géopolitiques persistantes, notamment liées aux conflits en Europe de l’Est et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, continuent d’exercer une pression sur les prix de l’énergie et des denrées alimentaires à l’échelle mondiale. Le Maroc, en tant qu’importateur net d’hydrocarbures, subit directement ces fluctuations.

La Commission ministérielle a souligné que le maintien des subventions sur le gaz et l’électricité représente un effort budgétaire significatif pour l’État. Selon les estimations officielles, le coût de ces mesures pour l’année 2026 est évalué à plusieurs milliards de dirhams, sans qu’un montant exact n’ait été communiqué lors de la réunion.

Détails des mesures maintenues

Les aides concernent en premier lieu la bouteille de gaz butane de 12 kg, dont le prix de vente au public reste fixé à 40 dirhams, malgré une hausse des cours mondiaux. Pour l’électricité, le gouvernement a décidé de maintenir la compensation des surcoûts d’achat de combustibles utilisés par les centrales thermiques, afin de ne pas répercuter cette augmentation sur les tarifs réglementés.

Dans le secteur du transport, les subventions directes aux opérateurs de bus et de taxis sont prolongées pour les six prochains mois. Ces aides permettent de maintenir les tarifs des transports urbains et interurbains à leur niveau actuel, évitant ainsi une hausse des coûts pour les usagers.

Impacts sur les finances publiques

Le maintien de ces soutiens intervient alors que le déficit budgétaire du Maroc est sous surveillance. Le ministère de l’Économie et des Finances a indiqué que des mécanismes de compensation ciblée sont à l’étude pour les prochains mois, afin de limiter la charge sur les finances publiques tout en protégeant les ménages les plus vulnérables.

Des sources proches du dossier précisent que le gouvernement examine également des réformes structurelles pour réduire la dépendance aux importations d’énergie, notamment par le développement accéléré des énergies renouvelables.

Réactions et perspectives

Les représentants des associations de consommateurs ont salué la décision de ne pas augmenter les prix, tout en rappelant la nécessité d’une révision plus large du système de compensation. De leur côté, les opérateurs économiques du secteur des transports ont exprimé leur satisfaction, mais ont appelé à une visibilité à plus long terme sur ces aides.

La prochaine réunion de la Commission ministérielle est prévue dans trois mois. Elle devrait faire le point sur l’évolution des cours internationaux et sur l’efficacité des mesures en place. Le gouvernement a indiqué qu’il pourrait ajuster ces dispositifs en fonction de l’évolution de la conjoncture économique mondiale.

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