Canada : le plan d’autonomie marocain reconnu comme base crédible pour le règlement du différend régional

Canada : le plan d’autonomie marocain reconnu comme base crédible pour le règlement du différend régional

Le Canada a officiellement reconnu, ce mardi 8 avril 2025, le plan d’autonomie présenté par le Maroc comme une base sérieuse et crédible pour la résolution du différend régional autour du Sahara marocain. Cette position a été rendue publique par un communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères, diffusé depuis Ottawa.

La déclaration canadienne intervient à l’issue d’un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly, et son homologue marocain, Nasser Bourita. Les deux responsables ont échangé sur les relations bilatérales et les dossiers régionaux d’intérêt commun.

Selon le texte officiel, le Canada considère le plan d’autonomie marocain comme une initiative conforme au droit international et au cadre des Nations unies. Ottawa souligne que cette proposition offre des perspectives de paix et de stabilité dans la région, tout en respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc.

Un appui diplomatique majeur

Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large. Plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis, l’Espagne, la France et l’Allemagne, ont déjà exprimé leur soutien au plan d’autonomie marocain. Le Canada rejoint ainsi un nombre croissant de nations qui voient dans cette solution une voie pragmatique pour mettre fin au conflit.

Le communiqué canadien précise également que le pays reste attaché aux efforts des Nations unies pour parvenir à une solution politique définitive. Ottawa appelle toutes les parties à s’engager dans un dialogue constructif, sous l’égide de l’ONU, afin de parvenir à un règlement négocié et mutuellement acceptable.

Réactions et implications

Au Maroc, cette annonce a été accueillie avec satisfaction par les autorités. Rabat considère que chaque nouveau soutien international renforce la légitimité de sa proposition d’autonomie, présentée depuis 2007 comme une solution de compromis garantissant l’autonomie des populations locales dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Pour le Canada, ce positionnement stratégique pourrait ouvrir la voie à un renforcement des partenariats économiques et politiques avec le Maroc. Les deux pays entretiennent déjà des relations commerciales soutenues, et Ottawa pourrait chercher à consolider sa présence en Afrique du Nord.

Aucune réaction officielle n’a été émise pour l’instant par les autres parties prenantes au différend, notamment le Front Polisario ou l’Algérie, qui soutient la thèse séparatiste. Les observateurs estiment que cette position canadienne pourrait accentuer la pression diplomatique sur ces acteurs.

Dans les semaines à venir, le Canada devrait confirmer sa position lors de réunions internationales, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. Le dossier du Sahara marocain figure régulièrement à l’ordre du jour des discussions onusiennes, et le prochain rapport du secrétaire général de l’ONU est attendu pour le mois d’octobre 2025.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.