Le Maroc intègre officiellement le groupe des Accords Artemis

Le Maroc intègre officiellement le groupe des Accords Artemis

Le Maroc a officiellement rejoint les Accords Artemis, devenant ainsi le 64e État signataire de ce cadre international visant à encadrer l’exploration responsable de l’espace extra-atmosphérique. L’annonce a été faite à Rabat, en marge d’une conférence de presse conjointe entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains de l’étranger, et Christopher Landau, vice-ministre américain des Affaires étrangères.

Un engagement pour la coopération spatiale

Les Accords Artemis, établis en 2020 par l’agence spatiale américaine (NASA) en coordination avec le Département d’État américain et sept pays fondateurs (dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et le Japon), visent à structurer les activités de coopération dans le domaine spatial. Ils ont été élaborés sous le premier mandat de Donald Trump. L’objectif est de consolider l’engagement des pays signataires envers les principes qui régissent les activités des États dans l’exploration et l’utilisation de l’espace, et de renforcer les meilleures pratiques et normes de conduite responsable pour l’exploration civile.

Selon le texte des accords, les pays membres s’engagent à promouvoir une vision commune à travers un recueil de directives et de bonnes pratiques. Ces règles visent à organiser l’exploration et l’usage civil de l’espace extra-atmosphérique, notamment dans le cadre du programme Artemis de la NASA, qui prévoit un retour sur la Lune au 21e siècle.

Obligations des pays signataires

Les Accords Artemis imposent aux pays signataires de faire preuve de transparence en publiant des informations sur leurs politiques nationales de l’espace et leurs plans d’exploration, conformément à leurs lois locales. Ils les obligent également à déployer tous les efforts raisonnables pour fournir une assistance aux personnels en détresse dans l’espace. La préservation du patrimoine historique spatial, la planification de l’élimination sécurisée des débris et déchets spatiaux, ainsi que la limitation des activités de coopération à des fins pacifiques figurent parmi les autres engagements.

L’application de ces textes se fait par le biais d’accords bilatéraux qui précisent les responsabilités et les dispositions juridiques entre les pays participants.

Réactions officielles

Christopher Landau, vice-ministre américain des Affaires étrangères, a salué cette adhésion lors de la conférence de presse. Il a déclaré : « l’adhésion du Maroc aux accords Artemis fait évoluer les efforts d’exploration de l’espace d’une manière responsable dont profite l’humanité, et nous sommes pleins de gratitude envers le Maroc et Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour cette implication et ce partage dans ce but humain ».

Contexte spatial marocain

Cette adhésion s’inscrit dans un contexte de développement du programme spatial marocain. En novembre 2017, le Centre spatial français de Guyane a lancé le satellite Mohammed VI-A, fabriqué par les entreprises Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space. Ce satellite est utilisé pour la cartographie, l’aménagement du territoire, l’observation agricole et écologique, ainsi que le contrôle des frontières. Un second satellite, Mohammed VI-B, a été lancé en 2018.

L’intégration du Maroc aux Accords Artemis devrait permettre de renforcer sa coopération avec les États-Unis et les autres pays membres dans le domaine de l’exploration spatiale civile, notamment en matière d’échange de données et de participation à des missions communes.

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