Le ministère de l’Intérieur a réuni, le 29 avril 2026 à Rabat, la commission de suivi du déploiement de la régionalisation avancée. Cette réunion s’inscrit dans le cadre des hautes orientations royales issues du Conseil des ministres du 9 avril 2026. Elle a rassemblé les ministres concernés, les Walis des régions et les présidents des conseils régionaux. L’objectif était de dresser un bilan d’étape de la feuille de route et de définir les contours d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré.
Un bilan positif de la phase consultative
Les participants ont salué la dynamique consultative qui a accompagné l’élaboration de ces programmes. Selon les données présentées, plus de 86 000 personnes ont participé à des rencontres consultatives organisées dans l’ensemble des préfectures et provinces du Royaume. Ces séances d’écoute ont associé citoyens, élus, universitaires et responsables administratifs. Cette mobilisation a permis d’identifier des priorités claires dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de la santé, de la gestion des ressources hydriques et de la mise à niveau urbaine.
Accélération de la mise en œuvre et réforme législative
Pour garantir le succès de ces programmes, les participants ont souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la régionalisation avancée. Dans ce contexte, le projet d’amendement de la loi organique relative aux régions, adopté lors du dernier Conseil des ministres, est actuellement en cours d’examen au Parlement. Cette réforme repose sur trois axes principaux : la clarification des prérogatives des régions, la mise en place de mécanismes de financement et d’exécution adaptés aux nouveaux programmes de développement, ainsi que le renforcement des ressources financières allouées aux régions.
Ces amendements sont en adéquation avec les recommandations des deuxièmes Assises nationales de la régionalisation, tenues à Tanger en décembre 2024. Ils visent à ancrer la démocratie participative, à consacrer le principe de reddition des comptes et à renforcer l’attractivité des territoires pour les investissements productifs. L’objectif global est de doter les régions d’une plus grande résilience face aux crises et aux mutations futures.
Défis persistants et perspectives
Si des avancées notables ont été enregistrées, la commission de suivi a également mis en lumière les défis restants. La réunion s’est conclue sur la nécessité de développer des mécanismes de financement innovants et durables au profit des régions. Par ailleurs, les participants ont appelé à une application effective des dispositions de la Charte nationale de la déconcentration administrative, condition essentielle pour atteindre les objectifs du chantier de la régionalisation avancée.
Les prochaines étapes prévoient l’examen parlementaire du projet de loi organique, ainsi que la finalisation des mécanismes de financement. La mise en œuvre des nouveaux programmes de développement devrait intervenir dans les mois à venir, en fonction des calendriers législatifs et budgétaires.
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