Coupe du Monde 2026 : le Maroc et les États-Unis renforcent leur coopération préparatoire

Coupe du Monde 2026 : le Maroc et les États-Unis renforcent leur coopération préparatoire

Une coordination inédite entre le Maroc et les États-Unis est en train de prendre forme dans le cadre des préparatifs de la Coupe du Monde de football 2026. Mandaté par le président américain Donald Trump, Andrew Giuliani pilote ce qui s’annonce comme le plus grand rendez-vous sportif mondial, prévu du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, ainsi qu’au Canada et au Mexique.

Cette compétition, la première à réunir 48 équipes, représente un défi logistique et sécuritaire majeur. Le Maroc, fort de son expérience récente dans l’organisation de grands événements sportifs, notamment la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et le Championnat d’Afrique des Nations 2018, est identifié comme un partenaire stratégique clé par les autorités américaines.

Selon des sources proches des discussions, la coopération maroco-américaine porte sur plusieurs volets. Le premier concerne l’échange d’expertise en matière de sécurité des stades et de gestion des foules. Le second volet touche à la formation des officiels et du personnel d’accueil, tandis que le troisième axe porte sur la logistique des transports et de l’hébergement pour les délégations.

Un partenariat fondé sur des accords bilatéraux

Cette collaboration s’inscrit dans le cadre des accords de coopération signés entre le Maroc et les États-Unis en 2023, qui prévoient un appui technique et opérationnel mutuel pour les grands événements. Le royaume chérifien dispose d’infrastructures modernes et d’une main-d’oeuvre qualifiée, reconnue lors de l’organisation de la Coupe du Monde des clubs en 2022 et 2023.

Andrew Giuliani, qui dirige le comité d’organisation américain, a souligné à plusieurs reprises l’importance de ces échanges. Il a notamment évoqué le rôle du Maroc comme plateforme régionale pour la formation des volontaires et des agents de sécurité, ainsi que pour le stockage et la distribution d’équipements.

Le volet environnemental n’est pas en reste. Le Maroc, engagé dans une transition énergétique avec des projets solaires et éoliens à grande échelle, pourrait contribuer à l’approvisionnement en énergie propre de certains sites d’entraînement ou de villages d’accueil.

Des retombées économiques attendues

Au-delà de la dimension sportive, cette coopération devrait générer des retombées économiques pour les deux pays. Pour le Maroc, il s’agit d’une occasion de renforcer son attractivité touristique et d’acquérir une expertise de pointe en matière d’organisation événementielle. Pour les États-Unis, c’est un moyen de mutualiser les coûts et de bénéficier du savoir-faire marocain dans la gestion de grandes manifestations.

Le calendrier des préparatifs prévoit plusieurs réunions techniques dans les mois à venir. La première session de travail est programmée à Rabat en mars 2025, avec la participation d’experts des deux parties. Une délégation américaine doit également visiter les stades marocains de Tanger, Marrakech et Agadir, considérés comme des modèles potentiels pour les infrastructures temporaires de la Coupe du Monde 2026.

Les autorités marocaines ont confirmé leur engagement à mettre à disposition des ressources humaines et logistiques pour appuyer l’organisation de la phase finale du Mondial. Les modalités exactes de cette contribution sont en cours de finalisation.

Cette coopération intervient alors que le Maroc prépare également sa propre candidature pour l’organisation de la Coupe du Monde 2030, en partenariat avec l’Espagne et le Portugal. L’expérience acquise lors des préparatifs de l’édition 2026 pourrait jouer un rôle déterminant dans le succès de cette candidature.

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