Le groupe Stellantis a inauguré, à Casablanca, son premier centre de démantèlement automobile dédié à l’économie circulaire au Maroc et dans la région. Cette installation, opérationnelle depuis le mois de mars 2025, vise à récupérer et recycler les pièces issues de véhicules hors d’usage, conformément aux objectifs de développement durable du constructeur.
Un site pilote pour la filière du recyclage automobile
Ce centre, situé dans la zone industrielle de Casablanca, est le premier du genre pour Stellantis en Afrique du Nord. Il s’inscrit dans une stratégie globale d’économie circulaire, qui prévoit la réduction des déchets, la réutilisation des composants et la valorisation des matières premières. Selon les données fournies par le groupe, l’installation pourra traiter jusqu’à 3 000 véhicules par an dans sa phase initiale.
Les opérations de démantèlement sont réalisées selon des procédures standardisées, visant à séparer les métaux, les plastiques, le verre et les fluides. Les pièces encore en état de fonctionnement, telles que les moteurs, les boîtes de vitesses ou les alternateurs, sont nettoyées, testées et remises sur le marché sous la marque Stellantis & You.
Un impact local et environnemental
Le projet a été développé en partenariat avec des acteurs locaux, notamment des opérateurs de gestion des déchets et des autorités municipales de Casablanca. Stellantis indique que le centre créera une cinquantaine d’emplois directs et plus d’une centaine d’emplois indirects dans la région. L’initiative répond également aux exigences de la loi marocaine sur la gestion des déchets et à la stratégie nationale de développement durable.
Le groupe précise que le taux de recyclage visé pour les véhicules entrants est de 95 %, un seuil supérieur aux obligations réglementaires en vigueur. Les matériaux non réutilisables, comme les pneus ou les batteries, sont orientés vers des filières de traitement spécialisées agréées par les autorités compétentes.
Un modèle destiné à être étendu
Stellantis a annoncé que ce centre servira de modèle pour le déploiement d’autres installations similaires dans plusieurs pays africains, sans préciser de calendrier. Le groupe, qui possède des usines de production à Kenitra et à Casablanca, envisage d’intégrer ces centres de démantèlement dans une chaîne logistique régionale dédiée à l’économie circulaire.
Le choix de Casablanca, principal pôle économique du Maroc, répond à une logique de proximité avec les réseaux de collecte de véhicules hors d’usage et les marchés de pièces détachées. Le centre est également situé à proximité du port de Casablanca, facilitant l’exportation de matières premières recyclées vers l’Europe.
Réactions des parties prenantes
Les autorités marocaines ont salué cette initiative, la présentant comme un exemple de partenariat public-privé dans le secteur de l’économie verte. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a souligné que ce projet s’inscrit dans la feuille de route nationale pour la transition énergétique, qui vise à réduire l’empreinte carbone du secteur automobile de 30 % d’ici 2030.
De son côté, l’Association des constructeurs automobiles au Maroc a estimé que l’ouverture de ce centre pourrait encourager d’autres groupes à investir dans des infrastructures similaires. Selon des données du secteur, le parc automobile marocain compte environ 4,5 millions de véhicules, dont près de 150 000 sont mis hors d’usage chaque année.
Le centre de Casablanca devrait fonctionner à pleine capacité d’ici la fin de l’année 2025. Stellantis prévoit de publier un rapport d’impact environnemental et économique après douze mois d’exploitation. Le groupe n’a pas encore communiqué sur d’éventuelles extensions de ce modèle vers d’autres régions du Maroc ou du continent africain.
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