Croissance économique marocaine : une performance inédite depuis 2014

Croissance économique marocaine : une performance inédite depuis 2014

Le produit intérieur brut réel du Maroc a enregistré une croissance estimée à 4,9 % en 2025, selon un rapport de la Banque mondiale. Il s’agit du taux le plus élevé observé dans le royaume depuis plus de dix ans.

Cette performance s’explique principalement par une hausse significative des investissements publics, notamment dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie. Les dépenses d’équipement de l’État ont augmenté de 18 % par rapport à l’année précédente, selon les données officielles.

Contexte macroéconomique

La relance de la croissance intervient dans un contexte de stabilisation de l’inflation et d’amélioration de la demande intérieure. Le taux d’inflation est redescendu à 2,1 % en moyenne annuelle, contre 6,4 % en 2023.

Le secteur agricole, qui avait souffert de la sécheresse, a également contribué à la reprise avec une récolte céréalière en hausse de 25 %. Cependant, les précipitations restent irrégulières et pèsent sur les perspectives à moyen terme.

Réactions des institutions financières

La Banque mondiale souligne que cette croissance est soutenue par un cadre macroéconomique stable et par des réformes structurelles, notamment dans le secteur financier et le climat des affaires. L’institution estime que le Maroc pourrait maintenir une croissance supérieure à 4 % d’ici 2027 si les réformes se poursuivent.

Le Fonds monétaire international, dans sa dernière revue, a également salué la résilience de l’économie marocaine, tout en recommandant une maîtrise des dépenses publiques et une accélération des privatisations.

Implications pour les ménages et les entreprises

La hausse du PIB a entraîné une création nette de 140 000 emplois en 2025, selon les chiffres du Haut-Commissariat au Plan. Le taux de chômage a reculé à 11,3 %, contre 12,8 % un an plus tôt.

Les exportations ont progressé de 12 %, tirées par les secteurs automobile et aéronautique, tandis que les recettes touristiques ont atteint 105 milliards de dirhams, un record historique.

Malgré ces résultats positifs, les inégalités régionales persistent. Le taux de pauvreté dans les zones rurales reste deux fois plus élevé que dans les zones urbaines, selon le rapport de la Banque mondiale.

Les autorités marocaines prévoient de maintenir un effort d’investissement public d’au moins 30 % du budget général en 2026, avec un accent sur les projets liés à la stratégie nationale de développement durable et à la transition énergétique.

La prochaine révision des perspectives économiques par la Banque mondiale est attendue pour le second trimestre 2026. Elle devrait intégrer les effets des réformes engagées ainsi que l’impact de la conjoncture internationale, notamment la stabilisation des prix des matières premières et la reprise de la demande européenne.

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