L’Office national des chemins de fer (ONCF) a lancé un appel d’offres pour la réalisation de travaux d’infrastructures majeurs aux abords de l’aéroport international Mohammed V, dans la province de Nouaceur. Le projet, d’un coût estimé à 180 millions de dirhams hors taxes, vise à renforcer les liaisons ferroviaires et à améliorer l’accès routier à l’aéroport.
Le marché couvre les études et les travaux de génie civil nécessaires à la construction de plusieurs ouvrages franchissant la route provinciale 3038 et le oued Bouskoura. Il est prévu notamment deux ponts ferroviaires au-dessus de cette route, l’un destiné à la future ligne à grande vitesse, l’autre accueillant la ligne classique dont le tracé sera déplacé et l’ancien pont démoli.
Le chantier comprend également la réalisation de sept ouvrages hydrauliques le long de la plateforme de la ligne classique, dont un ouvrage pour franchir l’oued Bouskoura. Côté routier, l’élargissement de la route provinciale 3038, principal accès à l’aéroport, est prévu, ainsi que la création d’un giratoire et de nouvelles voies d’accès.
Les entreprises intéressées doivent fournir une caution provisoire de 2,7 millions de dirhams pour garantir la validité de leurs offres. Le calendrier est serré : la durée totale des travaux est fixée à sept mois, dont un mois de préparation avant le démarrage effectif.
Les candidats devront satisfaire à des critères stricts, notamment un chiffre d’affaires annuel moyen d’au moins 400 millions de dirhams au cours des trois dernières années et une expérience dans la réalisation de ponts et d’ouvrages en zones à forte circulation.
L’un des défis majeurs est de maintenir la circulation sur la route de l’aéroport et d’éviter toute interruption du trafic ferroviaire existant. Une coordination rigoureuse est donc requise, avec des travaux possibles en continu, y compris de nuit et les week-ends.
Des pénalités financières sont prévues en cas de retard, de perturbation injustifiée du trafic ferroviaire ou de dégradation d’infrastructures sensibles comme les réseaux de fibre optique.
Parmi les infrastructures clés figure un pont ferroviaire pour la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech. Cet ouvrage d’environ 68 mètres de long, reposant sur deux culées et trois piles centrales, sera construit sur un site indépendant pour préserver la circulation routière et ferroviaire.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures de transport autour de Casablanca, pour accompagner le développement du pôle de la métropole et renforcer les accès à l’aéroport Mohammed V. Les flux ferroviaires et routiers devraient connaître une hausse significative à l’avenir.
Les travaux devraient démarrer après l’attribution du marché, avec une durée de réalisation de sept mois. L’ONCF n’a pas encore communiqué de date précise pour le début du chantier. Le projet est un élément clé de la préparation du réseau ferroviaire pour les futurs besoins liés au développement de la grande vitesse au Maroc.
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