Hydrogène vert : Dakhla affiche le coût de production le plus compétitif du Maroc

Hydrogène vert : Dakhla affiche le coût de production le plus compétitif du Maroc

Une étude technico-économique et environnementale récente place Dakhla en tête des sites marocains les plus compétitifs pour la production d’hydrogène vert, avec un coût de production nettement inférieur à celui de Tanger et de Benguérir. Ce résultat pourrait orienter les décisions d’implantation des futurs projets dans le cadre de l’offre marocaine « hydrogène vert ».

Un avantage confirmé par les données

Selon cette étude, dont les résultats ont été présentés lors d’un séminaire spécialisé, le coût de production de l’hydrogène vert à Dakhla est estimé à environ 2,5 dollars par kilogramme, contre 3,2 dollars à Tanger et 3,5 dollars à Benguérir. Cet écart s’explique par plusieurs facteurs, notamment un ensoleillement plus élevé et des vents plus réguliers dans la région de Dakhla, qui permettent une meilleure efficacité des installations solaires et éoliennes dédiées à la production d’électricité renouvelable.

L’étude précise également que Dakhla bénéficie d’une disponibilité foncière importante et d’un accès direct à la mer, ce qui facilite le transport et l’exportation de l’hydrogène ou de ses dérivés, comme l’ammoniac vert. Ces atouts font de cette région une option privilégiée pour les investisseurs internationaux intéressés par le marché marocain de l’hydrogène.

Implications pour la stratégie nationale

Le Maroc a lancé en 2024 son offre « hydrogène vert », qui vise à attirer des investissements dans ce secteur stratégique. L’objectif est de produire entre 3 et 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an à l’horizon 2030, en s’appuyant sur les énergies renouvelables et les infrastructures portuaires existantes. Les résultats de cette étude pourraient donc influencer la sélection des zones d’implantation des futurs projets, les investisseurs cherchant à minimiser leurs coûts de production.

Toutefois, les experts soulignent que d’autres critères, tels que la proximité des réseaux de transport, la disponibilité en eau (nécessaire pour l’électrolyse) ou encore les conditions d’octroi des terrains, devront également être pris en compte. La région de Tanger, par exemple, dispose d’infrastructures portuaires déjà bien développées et d’un tissu industriel dense, ce qui pourrait compenser un coût de production légèrement plus élevé.

Prochaines étapes

Le gouvernement marocain a prévu de lancer des appels à projets pour l’hydrogène vert avant la fin de l’année 2025, avec des contrats de mise à disposition du foncier pour une durée de 20 à 30 ans. Le ministère de la Transition énergétique a indiqué que les résultats de cette étude serviront de référence pour évaluer les propositions des investisseurs, notamment en ce qui concerne le coût de production annoncé. Une mise à jour de la feuille de route nationale est également attendue dans les prochains mois, en fonction des retours des acteurs internationaux.

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