Rentrée scolaire et législatives : les syndicats maintiennent le calendrier du 7 septembre

Rentrée scolaire et législatives : les syndicats maintiennent le calendrier du 7 septembre

Les principaux syndicats de l’enseignement au Maroc ont écarté toute possibilité de reporter la rentrée scolaire, prévue le 7 septembre, alors que la campagne pour les élections législatives du 23 septembre se déroulera en parallèle. Les organisations représentatives de la profession considèrent que le respect du calendrier éducatif doit prévaloir afin de garantir la continuité du service public et la protection des intérêts des élèves.

La question du report s’est posée en raison de l’implication de certains enseignants dans le processus électoral, en qualité de candidats, de membres d’équipes de campagne ou de responsables de l’organisation du scrutin. Toutefois, les syndicats jugent que le nombre de personnels concernés demeure limité et ne justifie pas une interruption générale des cours de deux semaines supplémentaires.

Les positions syndicales sur le maintien de la date

Abdessadek Rghioui, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, a déclaré à Hespress qu’une telle demande n’est pas envisageable au regard des enjeux liés à la rentrée. Il a rappelé que cette rentrée concerne plusieurs millions d’élèves et des dizaines de milliers de familles marocaines, ce qui rend toute modification du calendrier particulièrement délicate.

Selon lui, les enseignants impliqués dans le scrutin pourront bénéficier des autorisations prévues par la réglementation pour exercer leurs droits civiques et remplir leurs missions électorales. Il a insisté sur le fait que les textes en vigueur permettent de concilier les obligations professionnelles et les engagements civiques.

Rghioui a souligné que cette coïncidence de calendrier n’a rien d’exceptionnel. Des consultations électorales antérieures se sont déjà déroulées sans interrompre le fonctionnement des établissements scolaires. Il a qualifié la situation actuelle de « quasi normale » et a estimé que les difficultés éventuelles peuvent être surmontées sans perturbation majeure.

Le refus de tout report au nom de l’intérêt des élèves

Abdellah Ghmimat, secrétaire général national de la Fédération nationale de l’enseignement, tendance démocratique, a adopté une position similaire. Interrogé par Hespress, il a rappelé que la date de la rentrée a été officiellement arrêtée et qu’aucun élément ne justifie sa remise en cause du fait des législatives.

Ghmimat a souligné que les enseignants candidats disposent du droit de s’absenter pour exercer leurs prérogatives, dans le respect des règles en vigueur. Il a insisté sur la nécessité de préserver en priorité les intérêts des élèves et le bon fonctionnement du système éducatif.

Le responsable syndical a également évoqué les démarches à suivre pour les enseignants engagés dans le processus électoral. Ils peuvent informer le ministère de leur situation afin que celle-ci soit examinée selon les procédures habituelles. La campagne électorale se poursuit jusqu’au 23 septembre, et les candidats doivent organiser leurs engagements politiques dans le respect du calendrier officiel du scrutin.

Une coïncidence jugée gérable par les syndicats

Les deux syndicats reconnaissent que la concomitance entre la rentrée et les élections peut créer certaines contraintes pour les enseignants impliqués. Ils estiment néanmoins que ces difficultés restent maîtrisables grâce aux mécanismes administratifs et juridiques prévus à cet effet.

Aucun des deux responsables n’envisage de réclamer un report de la rentrée. Ils défendent le droit des personnels directement concernés à bénéficier des autorisations réglementaires nécessaires, tout en écartant l’idée d’une interruption générale des cours pour l’ensemble des élèves et du personnel éducatif.

La question d’un éventuel report ne constitue pas, selon eux, un sujet de débat au sein de la profession. Les préparatifs de la rentrée se poursuivent normalement, et les personnels de l’éducation s’apprêtent à signer les procès-verbaux de reprise avant de rejoindre les salles de classe le 7 septembre.

Le calendrier scolaire semble donc devoir être respecté, sauf changement de dernière minute. Les autorités éducatives n’ont pas évoqué de modification de la date, et les syndicats se disent confiants dans la capacité du système à absorber les contraintes liées aux élections. Les prochaines semaines permettront de vérifier le bon déroulement de la rentrée et la participation des enseignants au scrutin dans le respect des règles établies.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.