Le secteur marocain des assurances enregistre un chiffre d’affaires record au premier semestre 2026

Le secteur marocain des assurances enregistre un chiffre d’affaires record au premier semestre 2026

Le secteur marocain des assurances et de la réassurance, hors réassureurs exclusifs, a émis 38,9 milliards de dirhams de primes au premier semestre 2026, enregistrant une progression de 11,5% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette performance, annoncée récemment, marque un niveau record pour le secteur sur un premier semestre.

Une croissance portée par les segments vie et non-vie

Selon les données disponibles, la branche vie a contribué de manière significative à cette hausse, avec une augmentation soutenue des primes. La branche non-vie, comprenant notamment l’assurance automobile et l’assurance habitation, a également enregistré une croissance positive, bien que moins prononcée. Cette dynamique reflète une demande accrue des ménages et des entreprises pour des produits d’assurance, dans un contexte économique marocain marqué par une reprise progressive.

Les primes émises au premier semestre 2026 s’élèvent ainsi à 38,9 milliards de dirhams, contre un montant inférieur sur la même période en 2025. Cette évolution de 11,5% témoigne de la résilience et de l’expansion du marché marocain des assurances, qui demeure l’un des plus dynamiques de la région.

Contexte et implications pour le marché

Le secteur des assurances au Maroc est supervisé par l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). Cette croissance intervient dans un environnement où les autorités cherchent à renforcer la penetration de l’assurance et à améliorer la protection financière des citoyens. L’augmentation des primes pourrait soutenir les capacités d’investissement des assureurs, notamment dans les infrastructures et les actifs à long terme.

Pour les assurés, cette tendance pourrait se traduire par une offre plus diversifiée et des services adaptés aux besoins locaux. Toutefois, elle soulève également des questions sur l’accessibilité et le coût des primes pour certaines catégories de la population. Les professionnels du secteur sont appelés à maintenir un équilibre entre rentabilité et inclusion financière.

Perspectives pour le second semestre

Les analystes du secteur s’attendent à ce que la dynamique positive se poursuive au second semestre 2026, sous réserve de l’absence de chocs économiques majeurs. Les prochaines publications de l’ACAPS, prévues en fin d’année, permettront de confirmer cette tendance et d’évaluer l’impact des réformes en cours sur le marché. Les acteurs du secteur devraient continuer à adapter leurs stratégies pour répondre à une demande croissante tout en respectant les exigences réglementaires.

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