Sahara marocain : les tribus renouent avec la concertation avant les législatives du 23 septembre

Sahara marocain : les tribus renouent avec la concertation avant les législatives du 23 septembre

À l’approche des élections législatives du 23 septembre, les tribus sahraouies du sud du Maroc intensifient leurs rencontres de concertation afin d’encourager la participation électorale. Dans plusieurs villes du Sahara, les cheikhs et notables se réunissent lors de rencontres informelles pour partager leurs points de vue et appeler les habitants à exercer leur droit de vote.

Mardi soir, le domicile de Brahim Ould Errachid, à Laâyoune, a accueilli l’une de ces rencontres entre cheikhs, représentants et notables des tribus sahraouies. Les participants ont souligné l’importance d’une large participation au scrutin du 23 septembre, considérant celle-ci comme un mécanisme permettant à la population d’exprimer ses choix et de contribuer à la désignation de ses représentants au sein des institutions élues.

Une mobilisation portée par les structures tribales

Dans les provinces du Sud, la mobilisation électorale ne repose pas uniquement sur les partis politiques ou les candidats en lice. Les structures sociales traditionnelles jouent également un rôle actif pour assurer une participation massive des habitants.

Lors de ces réunions, les participants discutent des questions politiques et sont encouragés à voter selon leurs propres convictions. Les acteurs tribaux entendent faire de la participation politique un marqueur de la présence des habitants de la région au sein des institutions élues.

Les intervenants ont insisté sur le devoir politique et national de vote, présenté comme un exercice citoyen reflétant l’implication des habitants des provinces du Sud dans le processus institutionnel et démocratique du Royaume.

Préserver l’unité face aux clivages électoraux

Les participants ont souligné que la compétition politique entre les partis reste temporaire, tandis que l’appartenance sociale et tribale est durable. Ils ont appelé à ne pas provoquer de rupture entre les tribus ou entre leurs membres.

Des voix se sont élevées pour rejeter les divisions et les différends. La prochaine échéance électorale est présentée comme une occasion de renforcer la participation plutôt qu’un moyen d’accentuer les clivages au sein de la société locale.

Les participants issus des différentes grandes familles et tribus sahraouies ont estimé que la prochaine étape exige davantage de coordination et de communication entre les différents acteurs et tribus, afin de dépasser la logique des alignements conjoncturels.

Un soutien réaffirmé à l’initiative d’autonomie

Les rencontres ont également abordé la question du Sahara. Les participants ont renouvelé leur soutien à l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc, qu’ils considèrent comme une solution sérieuse et réaliste au conflit.

Ils ont affirmé leur attachement à cette proposition, estimant qu’elle constitue le cadre susceptible de mettre fin au conflit et d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière de développement et de stabilité dans la région.

Enfin, les participants ont affirmé que la société sahraouie, avec ses différentes tribus et composantes, demeure une seule et même famille. Selon eux, la compétition électorale doit rester dans les limites de la pratique démocratique, sans ternir les liens sociaux ni menacer l’unité de position sur les questions qu’ils considèrent comme stratégiques.

Vers un taux de participation élevé

Les habitants des régions du sud sont connus pour leur forte mobilisation lors du choix de leurs représentants politiques. Leur taux de participation figure parmi les plus élevés du pays, témoignant de leur implication active dans la vie politique et institutionnelle.

Les participants ont formulé le souhait de voir les prochaines élections se traduire par un taux de participation élevé, ce qui permettrait selon eux de renforcer la représentativité locale et de donner une image de l’engagement des habitants du Sahara marocain.

À l’issue de ces rencontres, les tribus sahraouies entendent poursuivre leur coordination à l’approche du scrutin du 23 septembre. Les prochaines semaines devraient être marquées par la multiplication de ces réunions de concertation dans les différentes provinces du Sud, en vue de préparer l’échéance électorale et d’en assurer le bon déroulement.

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