Eau agricole : quatre chantiers d’irrigation à l’étude pour renforcer la résilience climatique

Eau agricole : quatre chantiers d’irrigation à l’étude pour renforcer la résilience climatique

Le département de l’Agriculture s’apprête à mobiliser une assistance technique afin de mener des études complémentaires sur quatre projets d’irrigation. Ces travaux concernent deux petites et moyennes hydrauliques (PMH), notamment celle de Douiran, et visent à sécuriser l’eau agricole face aux aléas climatiques. L’opération, annoncée récemment, doit permettre d’évaluer la faisabilité technique et la pertinence de ces aménagements dans un contexte de stress hydrique croissant.

Un contexte de pression sur la ressource en eau

Le Maroc connaît depuis plusieurs années une sécheresse persistante qui affecte directement le secteur agricole. La baisse des précipitations et la surexploitation des nappes phréatiques menacent la durabilité des exploitations. Dans ce cadre, les pouvoirs publics cherchent à optimiser l’usage de l’eau par des infrastructures adaptées, telles que les PMH, qui desservent des périmètres de taille intermédiaire.

Les PMH sont des systèmes d’irrigation de petite et moyenne hydraulique, généralement gérés par des associations d’usagers. Ils représentent une part importante des surfaces irriguées au Maroc. Leur réhabilitation ou leur extension figure parmi les priorités affichées pour améliorer l’efficience hydrique.

Quatre chantiers potentiels à l’étude

Selon les informations disponibles, les études porteront sur deux PMH, dont celle de Douiran. Les deux autres chantiers concernent des périmètres qui n’ont pas été précisés dans l’immédiat. L’assistance technique attendue devra produire des diagnostics complémentaires, notamment sur les aspects hydrogéologiques, topographiques et socio-économiques.

Ces études permettront de déterminer les besoins en travaux, les coûts estimatifs et les modalités de mise en œuvre. Elles s’inscrivent dans une démarche plus large de planification des investissements agricoles, en lien avec les objectifs de la stratégie nationale d’irrigation.

Des implications pour les agriculteurs locaux

Pour les exploitants des zones concernées, ces projets pourraient se traduire par une meilleure disponibilité de l’eau, une réduction des pertes et une sécurisation des rendements. Toutefois, aucune décision définitive n’a été prise à ce stade. Les conclusions des études conditionneront la suite du processus, qui pourrait inclure des appels d’offres et des travaux.

Les organisations professionnelles agricoles suivent ces dossiers de près. Elles rappellent que la réussite de tels aménagements dépend aussi de la gouvernance locale de l’eau et de la participation des usagers. La question du financement reste également centrale, entre budget de l’État, appuis internationaux et contributions des bénéficiaires.

Prochaines étapes et calendrier prévisionnel

Le département de l’Agriculture devrait lancer prochainement la procédure de sélection de l’assistance technique. Les études complémentaires s’étaleront sur plusieurs mois, sans qu’un calendrier précis n’ait été communiqué. Une fois achevées, elles devraient déboucher sur des recommandations opérationnelles pour chaque site.

Si les conclusions sont favorables, les premiers travaux pourraient être programmés dans les prochaines années. En attendant, les services concernés poursuivent la collecte de données sur le terrain. L’objectif affiché demeure de renforcer la résilience du secteur agricole face au changement climatique, dans un pays où l’eau constitue une ressource de plus en plus rare.

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