Un adolescent âgé de quinze ans et demi a été déféré dimanche devant la justice à Marseille, en vue de sa mise en examen pour acte de barbarie, après avoir projeté un spray enflammé au visage d’une passante quarantenaire. Les faits se sont déroulés jeudi matin sur une place de la cité phocéenne, en marge de manifestations lycéennes organisées aux abords du lycée Colbert.
Selon le parquet de Marseille, l’agression a été filmée et la vidéo a circulé sur les réseaux sociaux. Les images montrent la victime, auxiliaire de vie, s’interposer alors qu’un groupe de jeunes tente de fracasser un abribus. Le mineur, le visage masqué, s’approche alors de la femme et dirige vers son visage un spray qu’il enflamme à l’aide d’un briquet.
Un suspect scolarisé dans l’établissement concerné
Le communiqué du parquet précise que l’adolescent est élève au lycée Colbert, en classe de seconde service d’aide à la personne. Il était inconnu des services de police et de justice avant son interpellation, survenue vendredi soir.
Placé en garde à vue, il a reconnu les faits et exprimé de profonds regrets, selon la même source. Le parquet indique qu’il a saisi la portée de ses actes lors de son audition.
Dimanche, il a été déféré en vue de sa mise en examen par un juge d’instruction du chef d’acte de barbarie. Le ministère public a requis son placement en détention provisoire.
Le témoignage de la victime
Interrogée par la chaîne BFMTV, la victime, soignée pour des brûlures au visage, a raconté avoir tenté de dissuader un groupe de jeunes filles qui voulait fracasser l’abribus. Elle a expliqué leur avoir demandé ce qu’elles faisaient et les avoir invitées à aller manifester plutôt que de casser du mobilier urbain.
La quadragénaire a fait part de son incompréhension face à la violence subie. Elle a indiqué ne pas s’attendre à une telle agression et s’est demandé pourquoi le jeune homme, avec qui elle échangeait normalement, l’a visée délibérément au visage plutôt qu’aux vêtements ou aux jambes.
Contexte des manifestations lycéennes
Les faits se sont produits dans un contexte de mobilisation lycéenne aux abords du lycée Colbert, à Marseille. Ces rassemblements s’inscrivent dans un mouvement de protestation plus large dans plusieurs établissements français.
Les autorités judiciaires n’ont pas précisé le motif exact de ces manifestations ni le nombre de participants. L’enquête devra établir les circonstances précises de l’agression et le rôle éventuel d’autres personnes présentes sur les lieux.
Le parquet n’a pas communiqué d’informations sur d’éventuelles autres interpellations liées à cet incident.
Suites judiciaires attendues
La mise en examen du mineur devrait intervenir dans les prochains jours, après sa présentation devant un juge d’instruction. Le placement en détention provisoire requis par le parquet sera examiné par un juge des libertés et de la détention.
Compte tenu de son âge, l’adolescent relève de la juridiction des mineurs. Les autorités n’ont pas indiqué de calendrier précis pour la suite de la procédure.
La victime, dont l’état de santé n’a pas été détaillé au-delà des brûlures au visage, pourrait se constituer partie civile. L’enquête se poursuit pour déterminer les responsabilités et le contexte exact de cette agression survenue en marge d’une manifestation lycéenne.
Commentaires (0)
Laissez votre commentaire