Le personnel encore présent au siège du géant pétrolier Aramco, situé à Dhahran, dans l’est de l’Arabie saoudite, a reçu jeudi l’ordre d’évacuer les locaux, ont indiqué deux sources informées de cette décision à l’AFP. Cette mesure intervient après une attaque revendiquée par les combattants houthis du Yémen la semaine dernière dans la même ville.
La plupart des employés travaillaient déjà à distance depuis cette attaque, selon trois sources ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité. Les derniers employés qui continuaient de se rendre au siège ont été invités à quitter les locaux et à travailler depuis leur domicile jusqu’à nouvel ordre, ont précisé deux de ces sources.
Contexte des attaques revendiquées par les Houthis
Début octobre, les combattants houthis du Yémen avaient affirmé avoir visé des sites du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, dans la capitale Ryad et la région pétrolière de Khurais, à l’aide de missiles balistiques et de drones. « Les frappes ont été précises et ont provoqué d’importants incendies sur les sites visés », avait déclaré le porte-parole du mouvement pro-iranien, Yahya Saree.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de tensions régionales persistantes entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis, qui contrôlent une partie du Yémen depuis plusieurs années. Les infrastructures pétrolières saoudiennes ont régulièrement été la cible d’attaques, affectant parfois la production et les marchés mondiaux de l’énergie.
Réactions et mesures de sécurité
Pour l’heure, ni Aramco ni les autorités saoudiennes n’ont commenté officiellement l’ordre d’évacuation. Les sources citées par l’AFP n’ont pas précisé si cette décision était liée à une menace spécifique ou à des mesures de précaution élargies. L’évacuation du siège de Dhahran, l’un des principaux centres opérationnels d’Aramco, souligne cependant l’attention accrue portée à la sécurité des installations stratégiques.
Cette situation pourrait avoir des répercussions sur les activités de l’entreprise, bien que la production pétrolière n’ait pas été directement mentionnée comme affectée. Les employés concernés sont invités à rester à domicile, une pratique qui s’était déjà généralisée après les précédentes attaques.
Implications pour le marché de l’énergie
L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de pétrole, et toute perturbation dans les installations d’Aramco est susceptible d’influencer les cours du brut. Les investisseurs suivent de près l’évolution de la situation sécuritaire dans la région, alors que les attaques houthies ont déjà provoqué des flambées de volatilité par le passé.
Pour les lecteurs marocains, ces développements rappellent l’importance des équilibres géopolitiques au Moyen-Orient et leur impact sur les prix de l’énergie, un facteur clé pour l’économie nationale. Le Maroc, comme de nombreux pays importateurs, reste attentif aux fluctuations des marchés pétroliers.
Prochaines étapes
On ignore pour l’instant combien de temps durera cette évacuation. Les sources indiquent que les employés travailleront à distance jusqu’à nouvel ordre, sans préciser de date de retour. Les autorités saoudiennes et Aramco pourraient communiquer davantage dans les prochains jours sur les mesures de sécurité adoptées et sur la reprise normale des activités au siège de Dhahran.
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