La France a exprimé vendredi soir son regret après le vote de la Russie contre une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental. La délégation française a vivement critiqué cette décision, estimant qu’elle compromettait les avancées du processus politique.
Le projet de résolution, présenté par les États-Unis, visait à renouveler le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Le veto russe a empêché son adoption.
Réactions françaises au Conseil de sécurité
S’exprimant après le vote, le chef de la délégation française a déclaré : « Pour la France, le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. C’est donc bien sur la seule base du plan d’autonomie marocain que nous appelons au réengagement des discussions pour aboutir à une solution juste, durable et négociée. »
Paris a également souligné que le projet de résolution américain représentait un pas important en faveur du processus politique. La délégation a rappelé que la résolution 2797, adoptée l’année précédente, avait marqué un tournant décisif pour le règlement du conflit.
Inquiétudes face à une fermeture de la MINURSO
La France a mis en garde contre les conséquences d’une fermeture abrupte de la MINURSO dans un contexte de tensions régionales. « Il est navrant que le Conseil ne soit pas en mesure de construire sur ses acquis », a-t-elle ajouté.
La délégation française a insisté sur le rôle essentiel de la mission onusienne pour la stabilité de la région et pour favoriser la confiance nécessaire à l’avancement du processus politique. « Sa fermeture abrupte serait extrêmement préoccupante dans un contexte de regain des tensions dans la zone », a-t-elle estimé.
Appel à la reprise des discussions
La France a réitéré son appel à la reprise des discussions en vue d’une solution négociée, juste, durable et mutuellement acceptable. Elle a également déploré le rejet de la résolution par certains membres du Conseil, alors qu’elle exprimait le soutien du Conseil au Commissariat aux réfugiés pour la mise en place de solutions durables pour les réfugiés sahraouis dans le plein respect du droit des réfugiés.
« Il est temps d’avancer, le statu quo n’est pas une option », a conclu la délégation française.
Prochaines étapes
À la suite de ce veto, le Conseil de sécurité devra examiner les options pour prolonger le mandat de la MINURSO, qui arrive à échéance. Des consultations sont attendues dans les prochains jours pour trouver une issue à la crise politique autour du dossier du Sahara occidental.
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