Les Émirats arabes unis ont exprimé dimanche leur espoir que les efforts diplomatiques en cours permettent d’éviter une reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, tout en se déclarant prêts à faire face au « pire ». Cette position a été affirmée par un haut responsable émirati lors de la conférence « Manama Dialogue », organisée dans la capitale bahreïnie.
Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président émirati, a déclaré : « Nous espérons une percée diplomatique, car il n’est pas dans l’intérêt de la région de connaître un nouveau cycle de confrontation. Mais comme nous l’avons déjà montré par le passé, nous sommes également prêts à faire face au pire. »
Des négociations en cours malgré les menaces
Des discussions sont en cours entre l’Iran et les médiateurs impliqués dans le conflit, notamment le Qatar. Après la venue cette semaine à Téhéran d’une délégation émiratie, l’Iran a dépêché des émissaires dans les pays du Golfe pour poursuivre les consultations.
Malgré ces tractations, le président américain Donald Trump a réitéré samedi ses menaces, affirmant qu’il restait à s’occuper « d’un ou deux sites » nucléaires. Des informations de presse évoquent par ailleurs une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi.
Washington met en garde contre toute tentative de déstabilisation
Les États-Unis ne laisseront pas l’Iran « prendre la région et l’économie mondiale en otage », a insisté dimanche un haut responsable américain présent à Manama. « La main des négociations a été tendue et ces canaux de communication sont restés ouverts et actifs. En même temps nous sommes prêts aussi à prendre une autre direction », a déclaré Donald Blome, secrétaire d’État adjoint américain chargé des affaires du Proche-Orient.
Un conflit marqué par des cycles de violence
La guerre avait été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington. Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d’accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.
Toutefois, la fragile entente a volé en éclats cet été et les négociations ont depuis échoué à mettre fin durablement à la guerre. Les efforts diplomatiques se poursuivent néanmoins, alors que les Émirats arabes unis et le Qatar tentent de maintenir ouverts les canaux de communication entre les parties.
Les prochaines étapes dépendront de l’issue des élections américaines de mi-mandat et de la capacité des médiateurs à obtenir des garanties mutuelles. Aucun calendrier officiel n’a été annoncé pour une reprise des pourparlers directs.
Commentaires (0)
Laissez votre commentaire