Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a fermement condamné l’intensification des attaques de drones menées par les parties au conflit au Soudan, dénonçant un bilan « catastrophique » parmi la population civile. Dans une déclaration rendue publique samedi, le chef de l’ONU a déploré que ces frappes aient causé des « centaines de morts » parmi les civils au Soudan, ainsi que dans la région d’Abyei, frontalière avec le Soudan du Sud, incluant des femmes et des enfants.
M. Guterres s’est dit consterné par toutes les attaques visant les civils et les infrastructures essentielles, notamment les établissements de santé. Il a souligné que de tels actes constituent des violations du droit international humanitaire.
Le Secrétaire général a appelé les parties au conflit à épargner la population civile et les infrastructures critiques. Il les a également exhortées à « convenir sans délai d’une cessation des hostilités, première étape vers la fin de ce conflit dévastateur ».
Le chef de l’ONU a renouvelé son appel aux parties à « s’engager de bonne foi » dans les efforts de médiation. Il a réaffirmé que les Nations Unies sont prêtes à soutenir toute initiative visant à faire avancer un règlement politique durable.
Cette déclaration intervient alors que la communauté internationale s’inquiète de l’escalade de la violence au Soudan, où les affrontements entre factions rivales se poursuivent depuis plusieurs mois. Les attaques de drones, de plus en plus fréquentes, ont fait de nombreuses victimes parmi les civils, suscitant l’indignation des organisations humanitaires.
La région d’Abyei, disputée entre le Soudan et le Soudan du Sud, est également touchée par ces violences, ce qui complique davantage la situation sécuritaire et humanitaire dans cette zone frontalière.
Les Nations Unies continuent de plaider pour un accès humanitaire sans entrave et pour la protection des civils, conformément au droit international. Elles appellent les parties à respecter leurs obligations et à privilégier le dialogue pour mettre fin aux souffrances des populations.
Dans l’immédiat, aucune échéance précise n’a été annoncée quant à d’éventuelles négociations de paix. La communauté internationale reste mobilisée pour soutenir les efforts de médiation en cours, tandis que la situation sur le terrain demeure volatile et préoccupante.
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