Le Maroc devra mobiliser 15 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour financer son développement

Le Maroc devra mobiliser 15 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour financer son développement

Le Maroc devra mobiliser environ 15 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour soutenir la transformation structurelle de son économie, selon le «Rapport Pays 2026» de la Banque africaine de développement (BAD). Ce besoin de financement intervient dans un contexte où le Royaume cherche à accélérer les réformes économiques et à renforcer la résilience de son modèle de croissance.

Le rapport de la BAD, une institution multilatérale de financement du développement, souligne l’ampleur des ressources nécessaires pour accompagner les chantiers prioritaires du pays. Ces derniers incluent la modernisation des infrastructures, la transition énergétique et la consolidation du capital humain.

Selon les données publiées par l’institution, le Maroc devra combiner plusieurs sources de financement pour atteindre cet objectif. Il s’agit notamment des investissements privés, des financements publics, des partenariats public-privé et des appuis des bailleurs de fonds internationaux.

Une trajectoire de financement à préciser

Le rapport ne précise pas encore la répartition exacte entre ces différentes sources de financement. Il met cependant en évidence l’importance d’une mobilisation coordonnée des ressources pour éviter les goulets d’étranglement.

La BAD, en tant que partenaire financier du Maroc, pourrait jouer un rôle dans l’accompagnement de cette stratégie. L’institution n’a pas détaillé les modalités de son soutien dans l’immédiat.

Un contexte économique exigeant

Cette estimation intervient alors que le Maroc poursuit la mise en œuvre de son nouveau modèle de développement, lancé en 2021. Ce dernier vise à stimuler l’investissement privé, à améliorer la compétitivité des entreprises et à réduire les disparités sociales et territoriales.

Atteindre un tel niveau de financement annuel représenterait un défi significatif. Le pays devra notamment renforcer l’attractivité des investissements directs étrangers et améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Les autorités marocaines n’ont pas encore réagi publiquement aux conclusions de ce rapport. Aucun calendrier précis n’a été communiqué concernant les mesures qui pourraient être adoptées pour combler ce besoin de financement.

Prochaines étapes

Le «Rapport Pays 2026» de la BAD devrait être suivi d’échanges entre les autorités marocaines et les partenaires financiers. Les discussions pourraient porter sur les priorités sectorielles et sur les instruments de financement à mobiliser.

Il appartiendra aux pouvoirs publics de préciser, dans les prochains mois, la stratégie retenue pour atteindre l’objectif de 15 milliards de dollars par an d’ici 2030. Les prochaines publications de la BAD et les annonces officielles devraient apporter des éléments complémentaires sur cette trajectoire financière.

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