Conseil de la paix : Des responsables palestiniens saluent le rôle et l’engagement financier du Maroc

Conseil de la paix : Des responsables palestiniens saluent le rôle et l’engagement financier du Maroc

Des responsables palestiniens de haut rang ont salué l’engagement précoce et le soutien financier du Maroc au Conseil de la paix pour le Moyen Orient, une initiative lancée par l’ancien président américain Donald Trump pour soutenir la stabilité à Gaza. Ces réactions interviennent dans un contexte où, selon un récent rapport de l’agence Reuters, le Maroc et les Émirats arabes unis sont, avec les États Unis, les seuls pays à avoir honoré leur contribution financière à ce fonds.

Wassel Abou Youssef, secrétaire général du Front de libération de la Palestine et membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, a exprimé ses préoccupations quant à la marginalisation de la cause palestinienne sur la scène internationale. Il a toutefois souligné le rôle central du Royaume du Maroc, affirmant que ce soutien historique et authentique se manifeste par une position ferme en faveur des droits palestiniens dans toutes les instances.

Le responsable a déclaré au journal électronique Hespress que l’annonce récente du soutien financier marocain au Conseil de la paix constitue une confirmation pratique de ce rôle. Il y voit une étape stratégique visant à empêcher que la question palestinienne ne disparaisse des priorités de l’agenda international et à garantir qu’elle demeure une cause centrale non négociable dans la conscience mondiale.

Un soutien multidimensionnel

Abou Youssef a précisé que la position marocaine ne se limite pas à un soutien financier. Elle insiste également sur la nécessité d’activer les résultats des conférences de paix pour reconstruire la bande de Gaza, déblayer les décombres, ouvrir les points de passage et garantir le retrait de l’armée d’occupation.

Ces efforts diplomatiques, selon lui, soulignent l’importance de conjuguer les efforts internationaux pour trouver des solutions radicales et réelles. L’objectif est de mettre fin à la colonisation, d’aboutir à la liberté et à l’indépendance du peuple palestinien, et de permettre la cicatrisation des blessures de Gaza via des initiatives économiques et humanitaires.

Le porte parole a conclu sur ce point en rappelant l’estime exceptionnelle dont jouit le Maroc auprès du peuple palestinien. Cette estime est due à son poids régional et international, et particulièrement à son rôle pionnier dans la protection de la mosquée Al Aqsa et le soutien à la résilience des habitants de Jérusalem via les comités de solidarité sociale.

Une position constante

Anis Sweidan, directeur général du Département des relations internationales de l’OLP et secrétaire général de la Commission internationale de soutien au peuple palestinien, a abondé dans le même sens. Il a affirmé à Hespress que le Royaume du Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, a été et reste parmi les pays qui soutiennent politiquement la recherche d’une solution aboutissant à l’établissement d’un État palestinien.

Cette constance diplomatique, a t il expliqué, s’est reflétée par l’adhésion du Maroc au Conseil de la paix au Moyen Orient en tant que l’un des premiers pays à répondre à l’initiative. Cet engagement confirme, selon lui, la volonté marocaine de faire aboutir ces efforts.

Sweidan a ajouté que le Maroc n’a jamais failli à soutenir matériellement le peuple palestinien. Son engagement à verser sa quote part financière pour la reconstruction de Gaza reflète donc, selon le responsable, une position authentique et inébranlable.

Les défis de l’initiative

Le responsable palestinien a toutefois exprimé un regret concernant la position américaine. Il a estimé que le fait de ne pas avoir invité les dirigeants palestiniens à faire partie du Conseil de la paix a eu un impact négatif sur la force de son action. Cette situation a, selon ses dires, conduit à une position européenne cohérente, se traduisant par le refus de la majorité des pays européens de participer au Conseil.

Malgré ces obstacles, les déclarations des deux responsables mettent en lumière l’importance stratégique qu’ils accordent à l’engagement marocain. Ils y voient un levier essentiel pour maintenir la cause palestinienne à l’ordre du jour international et pour concrétiser les objectifs de reconstruction et de stabilité.

La suite des événements dépendra des prochaines étapes du Conseil de la paix et de la capacité à élargir sa base de soutien international. Les observateurs attendent de voir si d’autres pays suivront l’exemple du Maroc et des Émirats arabes unis en matérialisant leurs engagements financiers, et si des ajustements seront apportés pour associer plus directement les parties palestiniennes au processus.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.