GMT+1 permanent : une étude préconise des ajustements par secteur

GMT+1 permanent : une étude préconise des ajustements par secteur

Le débat sur le maintien du décalage horaire permanent au Maroc, à l’exception du mois de Ramadan, connaît un nouveau développement. Une étude récente, dont les conclusions ont été présentées aux autorités compétentes, recommande une approche sectorielle pour adapter le système actuel du GMT+1. L’objectif est de concilier les impératifs économiques, énergétiques et sociaux.

Un système en vigueur depuis 2018

Depuis 2018, le Maroc applique l’heure d’été (GMT+1) toute l’année, avec une interruption durant le mois sacré du Ramadan. Cette décision, initialement prise pour harmoniser les horaires et réduire la consommation d’énergie, a suscité des réactions controversées. Les critiques portent notamment sur les impacts sur le sommeil, la productivité et la vie quotidienne des citoyens.

Les recommandations de l’étude

L’étude, commanditée par des institutions publiques, propose des adaptations spécifiques à plusieurs secteurs clés. Pour le secteur éducatif, elle suggère un décalage des horaires de cours pendant la période du GMT+1, afin de limiter l’exposition des enfants aux heures de forte chaleur. Dans le domaine économique, l’étude recommande une flexibilité accrue des horaires de travail pour les entreprises, en particulier dans les secteurs du commerce et des services.

Le rapport examine également les répercussions sur la santé publique. Les experts consultés soulignent que le changement d’heure peut perturber les rythmes circadiens. Ils préconisent des campagnes d’information et des mesures d’accompagnement, notamment pour les travailleurs de nuit et les personnes vulnérables.

Un débat toujours ouvert

Le sujet du maintien du GMT+1 a refait surface ces derniers mois, alimenté par des pétitions citoyennes et des débats parlementaires. Certains responsables politiques et associations appellent à un retour à l’heure normale (GMT) en hiver, tandis que d’autres défendent le statu quo pour des raisons de cohérence économique et de simplification administrative.

Prochaines étapes

Selon des sources proches du dossier, le gouvernement examine actuellement les conclusions de l’étude. Aucune décision officielle n’a encore été annoncée, mais des consultations avec les partenaires sociaux et les représentants des secteurs concernés sont attendues dans les prochaines semaines. Une éventuelle réforme pourrait être mise en œuvre à l’horizon 2025, en fonction des résultats des concertations et des études d’impact complémentaires.

Commentaires (0)

Laissez votre commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.