Baisse des prix des carburants au Maroc : le diesel et l’essence reculent d’un dirham en mai

Baisse des prix des carburants au Maroc : le diesel et l’essence reculent d’un dirham en mai

Au Maroc, les prix des carburants ont connu une baisse significative à partir du vendredi 1er mai, après trois hausses successives enregistrées en mars et avril. Selon des sources professionnelles au sein des stations-service, le litre de diesel a diminué d’environ un dirham, tandis que le litre d’essence a reculé de près d’un dirham et dix centimes.

Cette information a été communiquée à Hespress par des professionnels du secteur, dans la nuit du jeudi 30 avril au vendredi 1er mai. Elle intervient après une période de fortes tensions sur les marchés des hydrocarbures, marquée par une troisième hausse des prix à la mi-avril, après celles du 16 mars et du 1er avril.

Contexte géopolitique et volatilité des marchés

Les précédentes hausses étaient liées aux effets de la fermeture du détroit d’Ormuz, conséquence des crises géopolitiques au Moyen-Orient. Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a déclenché une guerre depuis fin février, a provoqué une flambée des prix du pétrole brut. Le baril de Brent, référence mondiale, a atteint 125,36 dollars le jeudi 30 avril, soit une hausse de 6,2 % pour les contrats de livraison de juin, et 113,85 dollars pour ceux de juillet, selon les agences de presse internationales. Le brut de l’ouest du Texas (WTI) a également augmenté de 2,3 %, à 109,38 dollars le baril. Avant le déclenchement de la guerre, fin février, le Brent se situait aux alentours de 70 dollars le baril.

Réactions des acteurs du marché

Une source informée au sein de la Ligue nationale des propriétaires, vendeurs et directeurs des stations-service au Maroc a confirmé à Hespress que « le recul du prix des produits pétroliers touche, jusqu’au soir de ce jeudi, l’un des acteurs les plus célèbres parmi les sociétés commerciales actives sur le marché des hydrocarbures ». Selon cette source, « l’effort pour son application, qui débutera dès les premières heures du vendredi 1er mai, sera le plus souvent généralisé avec un très léger décalage de prix, selon la politique commerciale de chaque acteur ».

La même source a ajouté qu’« il est usuel et très habituel de voir le reste des sociétés suivre cette approche. Bien que nous ne sachions pas encore et que nous n’ayons pas pris connaissance des décisions des autres sociétés, les données disponibles à cette heure concernent la baisse de l’ordre d’un seul dirham ». Elle a également noté que « sur le plan historique, il ne s’est jamais produit de différence profonde entre les sociétés ; les écarts sont le plus souvent très légers et minimes, et au bout du compte tout le monde suit la même démarche ». La probabilité que l’ensemble des autres sociétés adoptent cette baisse est estimée à plus de 90 %.

Plus tôt, Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence, avait indiqué à Hespress que « le Conseil n’a pas repéré de façon globale de complot clair entre les acteurs du secteur des hydrocarbures, mais il fait allusion à ce qui ressemble à un complot au sujet du choix d’un horaire unifié pour déclarer la hausse tous les 15 jours ». Il a insisté sur le fait que « l’heure est venue pour chaque acteur de choisir sa propre méthode et de modifier ses prix au moment qu’il juge idoine selon ses propres données ».

Perspectives et incertitudes

Cette baisse intervient dans un contexte où les prix mondiaux du pétrole restent sous pression, en raison de l’escalade des craintes d’une extension de la guerre avec l’Iran. Le blocus des ports iraniens par les États-Unis et la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran continuent de perturber l’approvisionnement mondial. Les prochains jours pourraient voir une généralisation de cette tendance baissière au Maroc, selon les politiques commerciales des différents distributeurs, bien que l’évolution des cours internationaux demeure incertaine.

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