Éolien : le Maroc se hisse au quatrième rang dans la région Afrique et Moyen-Orient

Éolien : le Maroc se hisse au quatrième rang dans la région Afrique et Moyen-Orient

Le Maroc occupe désormais la troisième place en Afrique et la quatrième dans la région Afrique et Moyen-Orient en matière de capacités éoliennes installées, selon les données publiées à fin 2025. Cette information est issue de l’édition la plus récente du rapport annuel de l’association internationale de l’énergie éolienne, qui compile les statistiques nationales de production électrique d’origine éolienne.

Le royaume a consolidé sa position de leader régional grâce à une augmentation significative de ses parcs éoliens, portant la capacité totale installée à plus de 2 200 mégawatts. Ce chiffre place le Maroc derrière l’Afrique du Sud, premier du continent avec environ 3 500 MW, et l’Égypte, deuxième avec près de 2 800 MW. Dans la région élargie Afrique et Moyen-Orient, le Maroc se classe derrière l’Arabie saoudite, qui a déployé des capacités importantes ces dernières années.

Contexte énergétique et stratégie nationale

Cette performance s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale du Maroc, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 52 % de la capacité électrique installée d’ici 2030. L’éolien constitue un pilier central de cette transition, aux côtés du solaire et de l’hydraulique. Le pays dispose de plusieurs grands complexes éoliens, notamment à Tarfaya, Laayoune et Taza, qui alimentent le réseau électrique national.

Le gouvernement marocain a lancé plusieurs appels d’offres pour de nouveaux projets éoliens, dont certains sont en cours de construction. Ces initiatives devraient ajouter environ 500 MW supplémentaires d’ici 2028, renforçant ainsi la position du royaume dans le classement régional.

Implications économiques et environnementales

Le développement de l’éolien au Maroc contribue à réduire la dépendance aux importations d’énergie fossile, tout en soutenant les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Selon les données officielles, la production éolienne a permis d’éviter l’émission de près de 4 millions de tonnes de CO2 par an. Par ailleurs, ce secteur génère des emplois locaux, notamment dans l’exploitation et la maintenance des parcs.

La montée en puissance de l’éolien marocain attire également l’attention des investisseurs internationaux. Plusieurs entreprises européennes et chinoises ont annoncé des partenariats pour développer de nouveaux projets dans le sud du royaume, où les conditions de vent sont les plus favorables.

Comparaison avec les voisins régionaux

Dans la région Afrique et Moyen-Orient, la concurrence s’intensifie. L’Afrique du Sud maintient sa domination grâce à des politiques de soutien aux énergies renouvelables, tandis que l’Arabie saoudite a accéléré ses investissements dans le cadre de la Vision 2030. L’Égypte, de son côté, a mis en service plusieurs parcs éoliens dans le golfe de Suez. Le Maroc se différencie par une approche intégrée combinant éolien terrestre et projets pilotes d’éolien offshore, bien que ces derniers en soient encore à un stade préliminaire.

Les experts estiment que le Maroc pourrait améliorer son classement si les projets annoncés se concrétisent dans les délais prévus. Le pays bénéficie d’un potentiel éolien exceptionnel, notamment dans les régions côtières du Sahara, où les vitesses de vent dépassent régulièrement 8 mètres par seconde.

Les prochains mois devraient être marqués par la mise en service de plusieurs parcs, dont celui de Jbel Lahdid (200 MW) et l’extension du complexe de Tarfaya. Le gouvernement prévoit également de lancer un nouvel appel d’offres pour 1 000 MW d’ici fin 2026, ce qui pourrait consolider la place du Maroc dans le top 4 régional.

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