Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa transition vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement. La Coopération allemande au développement (GIZ) et le département de la Transition énergétique travaillent actuellement sur une étude visant à renforcer le système national d’observation environnementale. Cette initiative aboutira à la création d’un observatoire de la mobilité durable, selon des sources officielles.
L’étude, dont les contours ont été dévoilés lors d’une réunion technique tenue à Rabat, a pour objectif d’évaluer l’état actuel des données et des indicateurs liés aux transports au Maroc. Elle doit également identifier les lacunes et proposer un cadre institutionnel pour ce futur observatoire. Les travaux sont menés en étroite collaboration avec le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.
Un outil pour mesurer et orienter les politiques
L’observatoire devrait permettre de collecter, analyser et diffuser des informations fiables sur les émissions de gaz à effet de serre, la consommation énergétique du secteur des transports, ainsi que l’évolution des modes de déplacement. Ces données serviront à éclairer les décisions publiques et à suivre les progrès du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique.
Le secteur des transports représente aujourd’hui environ 38 % de la consommation énergétique finale au Maroc et constitue l’une des principales sources d’émissions de dioxyde de carbone. La mise en place d’un tel observatoire est donc considérée comme une priorité pour atteindre les objectifs nationaux de réduction des émissions de 45 % d’ici 2030.
Un partenariat stratégique avec l’Allemagne
La GIZ, qui agit pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, accompagne le Maroc dans plusieurs projets de transition énergétique. Cette nouvelle collaboration s’inscrit dans le cadre du programme « Mobilité durable et ville durable », lancé en 2022.
Selon les responsables du département de la Transition énergétique, l’étude devrait être finalisée d’ici la fin du premier semestre 2025. Un comité de pilotage composé de représentants des ministères concernés, d’experts techniques et d’acteurs de la société civile suivra les travaux.
L’observatoire de la mobilité durable, une fois opérationnel, devrait produire des rapports annuels et des tableaux de bord accessibles au public. Il pourrait également servir de plateforme d’échange pour les expériences internationales en matière de transport propre.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique plus large de la Stratégie nationale de développement durable à l’horizon 2030, qui prévoit notamment l’électrification des transports publics et le développement des infrastructures pour les véhicules électriques.
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