Raccordement individuel à l’eau potable : plus de 51 % de la population rurale ciblé au Maroc

Raccordement individuel à l’eau potable : plus de 51 % de la population rurale ciblé au Maroc

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau a annoncé, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, que plus de 51 % de la population rurale marocaine bénéficie désormais d’un raccordement individuel au réseau d’eau potable. Cette déclaration, faite en réponse à une interrogation parlementaire sur la généralisation du service, intervient dans le cadre des efforts nationaux pour améliorer l’accès à l’eau dans les zones rurales.

Portée des chiffres et avancement du programme

Selon les données fournies par le ministre, le taux de raccordement individuel dans les communes rurales a atteint 51,2 % à fin 2023. Ce chiffre reflète une progression significative par rapport à 2016, où le taux était de 34,7 %. Le programme national d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, soutenu par un budget de 12 milliards de dirhams, vise à atteindre 80 % de raccordement individuel d’ici 2028.

Le ministre a précisé que les efforts se concentrent actuellement sur les régions les plus défavorisées, notamment dans les provinces du Sud, le Moyen Atlas et certaines zones montagneuses du Rif. L’objectif est de réduire les disparités géographiques et de garantir un accès équitable à l’eau potable pour l’ensemble des populations rurales.

Mécanismes de mise en œuvre

Le raccordement individuel est réalisé dans le cadre de partenariats entre l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), les collectivités territoriales et les autorités locales. Le ministre a souligné que les travaux incluent la pose de conduites, l’installation de compteurs et la mise en place de systèmes de gestion communautaire. Des subventions de l’État couvrent jusqu’à 80 % du coût des raccordements pour les ménages à faible revenu.

Par ailleurs, des mesures techniques sont prises pour assurer la durabilité des infrastructures, notamment le suivi de la qualité de l’eau et la maintenance préventive des équipements. Le ministre a indiqué que des campagnes de sensibilisation sont menées dans les villages pour promouvoir une utilisation responsable de la ressource.

Défis et perspectives

Malgré ces avancées, le ministre a reconnu que des défis persistent, notamment dans les zones à faible densité de population ou en terrain accidenté. Le coût élevé des extensions de réseau et la nécessité de mobiliser des sources d’eau supplémentaires figurent parmi les obstacles identifiés. Pour y remédier, le gouvernement prévoit d’accélérer le déploiement de solutions alternatives, telles que les stations de dessalement mobiles et les systèmes de collecte des eaux pluviales, dans les régions les plus isolées.

Le ministre a également mentionné que des discussions sont en cours avec les partenaires internationaux pour obtenir des financements additionnels, notamment dans le cadre du Programme de développement des zones rurales 2023-2028.

Selon les projections de l’ONEE, le taux de raccordement individuel devrait atteindre 70 % d’ici 2026, sous réserve du respect des calendriers de travaux et de la disponibilité des fonds. Le ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à accélérer la cadence des réalisations, tout en appelant les collectivités locales à renforcer leur implication dans la gestion des projets.

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