Rapports Chocs : La Fraude Hydrique et Électrique par des Élites en Périphérie Urbaine Dénoncée au Maroc

Rapports Chocs : La Fraude Hydrique et Électrique par des Élites en Périphérie Urbaine Dénoncée au Maroc

Le Maroc, confronté à un stress hydrique croissant, voit ses efforts de conservation sapés par des pratiques illégales à grande échelle. Des « rapports noirs » accablants ont récemment mis en lumière une fraude hydrique et électrique élites périphérie urbaine alarmante, impliquant des personnalités influentes, y compris des élus actuels et anciens. Cette situation préoccupante menace non seulement l’équilibre des ressources mais aussi la confiance publique, entraînant une riposte ferme des autorités.

Les administrations territoriales des régions de Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Rabat-Salé-Kénitra ont été contraintes d’imposer des mesures drastiques. Celles-ci incluent l’isolement de certaines zones industrielles informelles, dont plusieurs appartiennent à des figures politiques, et la suspension de leur approvisionnement en eau et en électricité. La raison ? Des preuves irréfutables de vol de courant électrique et de détournement de ressources hydriques, des ressources vitales destinées en partie à des douars souffrant déjà de pénuries.

L’Ampleur de la Fraude Hydrique et Électrique Élites Périphérie Urbaine et Ses Mécanismes

Les enquêtes menées par les services des affaires intérieures des préfectures et provinces ont révélé des stratagèmes sophistiqués. Des individus influents se sont rendus coupables de siphonnage d’eau à partir de citernes et de puits initialement dédiés aux populations rurales en manque. Parallèlement, le vol d’électricité, souvent à partir de transformateurs enregistrés au nom de collectivités territoriales, est devenu monnaie courante dans ces zones grises. Ces révélations sont le fruit de rapports méticuleux et d’investigations approfondies.

Plusieurs types d’établissements sont impliqués dans ces activités illégales :

  • Des usines clandestines, notamment celles de fabrication de sacs plastiques noirs ou de recyclage de ferraille.
  • Des cafés, restaurants et espaces de loisirs.
  • Des hammams populaires, souvent raccordés secrètement aux réseaux d’assainissement public.

Ces structures sont fréquemment érigées sur des terres agricoles, en totale violation des règles d’urbanisme, comme en témoignent les cas observés dans la province de Mediouna, aux abords de Casablanca. L’exploitation des faibles contrôles et l’abus de pouvoir sont au cœur de ces infractions, où des responsables locaux sont parfois intimidés ou corrompus pour laisser prospérer ces activités illicites.

Une Réponse Officielle et une Lutte Contre l’Impunité

Face à l’urgence, les autorités ont accéléré la mise en œuvre de politiques plus strictes en matière de gestion de l’eau et de l’électricité. Les conseils communaux devraient ainsi valider des résolutions en février prochain pour durcir les sanctions et couper l’approvisionnement des zones industrielles informelles. Cette démarche s’inscrit dans la lignée de la circulaire du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, adressée aux walis et gouverneurs, qui avait déjà sonné l’alarme sur la situation critique des bassins hydrauliques du Royaume, et pressé l’activation des comités prévus par l’article 89 de la loi 36.15 relative à l’eau.

Des exemples concrets de l’action des autorités commencent à émerger. Dans la périphérie de la capitale économique, un président de commune n’a pas hésité à faire couper l’eau d’un hammam appartenant à un ancien élu, qui bénéficiait d’un raccordement illégal à une borne fontaine publique depuis des années. Malgré la fin de son mandat, l’ancien élu continuait de profiter de cette connexion gratuite, jusqu’à l’intervention du président actuel, qui a diligenté la coupure immédiate.

Conséquences et Perspectives : Le Rôle des Rapports et des Institutions

Le phénomène des zones industrielles anarchiques s’est amplifié autour des grandes villes, où des « barons » de la construction illégale transforment des terres rurales en chantiers ouverts à toutes les transgressions urbanistiques. Des élus limogés pour de telles infractions parviennent parfois à maintenir leur influence, par le biais de leurs proches, pour protéger ces pôles industriels illégaux qui n’hésitent pas à empiéter sur le domaine public, comme autour du souk hebdomadaire « Souk Sebt » près de Casablanca.

Ces « rapports noirs » émanant de l’Inspection Générale de l’Administration Territoriale et du Conseil Supérieur des Comptes ont été déterminants. Le rapport de ce dernier en 2021 avait d’ailleurs déjà souligné l’ampleur de ce fléau en périphérie urbaine, recensant environ 3300 unités industrielles non structurées. Ce manque de coordination et l’absence d’un contrôle rigoureux par les services régionaux, provinciaux et locaux soulèvent des questions fondamentales sur l’efficacité de la gouvernance et la nécessité d’une intervention plus énergique.

La lutte contre la fraude hydrique et électrique élites périphérie urbaine est cruciale pour le développement durable du Maroc. Elle exige non seulement des mesures coercitives mais aussi une réforme profonde des mécanismes de contrôle et une promotion de la transparence pour garantir une utilisation équitable des ressources pour tous les citoyens. Pour plus d’informations sur les enjeux du développement local, consultez notre site Aljareeda Net Français.

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