Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a présenté ce mardi à la Chambre des représentants des précisions sur l’état du cheptel national et les prix des ovins à l’approche de l’Aïd Al-Adha. Intervenant lors de la séance plénière consacrée aux questions orales, il a d’abord affirmé que les services vétérinaires ont mené des opérations de suivi dans toutes les régions du Royaume, confirmant que le cheptel est en excellente santé et exempt de maladies contagieuses.
Le ministre a également indiqué que des restrictions strictes ont été imposées pour le transport des fientes de volailles, désormais soumis à une autorisation préalable des services vétérinaires. Cette mesure vise à empêcher toute utilisation illégale de ces déchets pour l’engraissement du bétail, une pratique susceptible de nuire à la sécurité sanitaire des animaux destinés au sacrifice.
Les contrôles de l’ONSSA et les infractions relevées
Dans ce cadre, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a réalisé 3.300 opérations de contrôle sur le terrain, avec prélèvement d’échantillons pour analyse. Les commissions mixtes, associant les services ministériels, les autorités locales et la Gendarmerie royale, ont dressé dix procès-verbaux d’infraction, sans autre précision.
Ahmed El Bouari a souligné que l’offre en animaux de sacrifice est disponible en quantité et en qualité cette année, avec une diversité de races, de tailles et de prix garantissant la satisfaction des besoins de toutes les catégories de citoyens.
Rectification des déclarations sur les prix
La gestion des prix a suscité de vifs débats après les premières déclarations du ministre, qui avait avancé une fourchette de 1.000 à 5.000 dirhams. Plusieurs députés, notamment de l’opposition, ont contesté ces chiffres. Driss Sentissi, président du groupe haraki, a fermement rejeté cette grille tarifaire, affirmant qu’aucun mouton n’était disponible à 1.000 dirhams sur le marché. Après une suspension de séance de plus de vingt minutes, Ahmed El Bouari a rectifié ses propos, reconnaissant une erreur. Il a précisé que les prix réellement pratiqués sur le marché marocain oscillent plutôt entre 2.000 et 2.500 dirhams pour les premiers prix.
Impact du programme royal et perspective de baisse des prix
Le ministre a rappelé l’impact du programme royal dédié à la reconstitution du cheptel national, qui a permis de redonner de l’espoir aux éleveurs et d’assurer la disponibilité actuelle des bêtes. Il a également indiqué que son département œuvre, en coordination avec les partenaires concernés, pour revoir la structure des chaînes de distribution. L’objectif est de limiter le nombre d’intermédiaires et les marges bénéficiaires injustifiées, afin de trouver un meilleur équilibre entre les intérêts des éleveurs et le pouvoir d’achat des consommateurs.
En conclusion de son intervention, Ahmed El Bouari a insisté sur la profusion de l’offre et a prédit une baisse des prix dans les jours à venir, sans fournir de calendrier précis.
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