Le gouvernement marocain a officiellement lancé une offensive contre les abattoirs clandestins, communément appelés « chennaqa ». Un arrêté signé par le chef du gouvernement a été publié au Bulletin officiel du 20 mai 2026. Cette mesure intervient à l’approche de l’Aïd Al Adha, période durant laquelle la demande en viande augmente fortement.
L’arrêté prévoit des sanctions pénales et administratives à l’encontre des contrevenants. Les peines peuvent aller jusqu’à six mois de prison et des amendes allant de 10 000 à 50 000 dirhams. Les points de vente non conformes seront systématiquement fermés.
Un cadre réglementaire renforcé
Le texte instaure un contrôle accru des conditions d’abattage et de vente des viandes. Il vise à garantir la sécurité sanitaire des consommateurs et à lutter contre la fraude. Les autorités locales sont chargées de coordonner les inspections avec les services vétérinaires.
Les abattoirs agréés devront respecter des normes strictes d’hygiène et de traçabilité. Les viandes issues d’abattages clandestins ne pourront plus être commercialisées, sous peine de saisie et de destruction.
Réactions et implications pour le secteur
Les professionnels du secteur de la viande saluent cette mesure, tout en appelant à un accompagnement des petits bouchers. Ils soulignent que la répression seule ne suffira pas sans un soutien à la modernisation des infrastructures.
Du côté des consommateurs, l’initiative est perçue comme une garantie de qualité. Cependant, certains craignent une hausse des prix en raison de la réduction de l’offre informelle.
Les associations de protection des consommateurs rappellent que la vigilance individuelle reste essentielle. Elles recommandent de vérifier les étiquettes et de privilégier les points de vente agréés.
Les autorités locales ont déjà commencé à dresser des listes de contrôle dans les marchés de Casablanca, Rabat et Marrakech. Les premières opérations de fermeture sont attendues dans les jours à venir.
Selon le ministère de l’Intérieur, des campagnes de sensibilisation seront organisées dans les médias et sur les réseaux sociaux. Elles visent à informer le public des risques sanitaires liés à la consommation de viande non contrôlée.
Le gouvernement prévoit également de renforcer les effectifs des services vétérinaires pour les prochaines semaines. Des équipes mobiles seront déployées dans les zones rurales pour surveiller les abattages à domicile.
L’arrêté entre en vigueur immédiatement, mais les autorités accordent un délai de quinze jours aux commerçants pour se mettre en conformité. Passé ce délai, les sanctions seront appliquées sans préavis.
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