L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié, en juin 2026, le premier numéro de ses Perspectives économiques pour l’année, volume 2026/1, numéro 119, sous le titre « So… ». Ce rapport met en avant la résilience de l’économie marocaine, saluée par Ahmed Khalid Benomar, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’OCDE.
Selon le document, le Maroc se distingue par sa capacité à maintenir une croissance stable malgré un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques et des pressions inflationnistes. Le rapport souligne que les réformes structurelles engagées par le Royaume, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et du numérique, contribuent à renforcer sa compétitivité et son attractivité pour les investisseurs étrangers.
Contexte de la publication
Cette édition des Perspectives économiques intervient dans un climat de reprise économique mondiale fragile, où de nombreux pays font face à des défis liés à la dette publique et aux chaînes d’approvisionnement. Le Maroc, pour sa part, a enregistré un taux de croissance de 3,8 % en 2025, selon les données préliminaires de l’OCDE, porté par une campagne agricole favorable et une hausse des exportations de phosphates et de produits manufacturiers.
Le rapport note également que le Maroc a su tirer parti de sa position stratégique en Afrique du Nord pour renforcer ses partenariats commerciaux, notamment avec l’Union européenne et les pays du Golfe. Les investissements dans les énergies renouvelables, avec des projets solaires et éoliens dans les régions de Ouarzazate et de Tanger, constituent un axe clé de cette résilience.
Réactions et implications
Ahmed Khalid Benomar a qualifié ce rapport de « reconnaissance internationale des efforts continus du Maroc pour moderniser son économie et renforcer sa gouvernance ». Il a ajouté que le Royaume reste engagé à poursuivre les réformes dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, conformément aux orientations du Nouveau modèle de développement, lancé en 2021.
Les experts de l’OCDE insistent sur la nécessité pour le Maroc de diversifier davantage ses sources de croissance, en réduisant sa dépendance aux aléas climatiques dans le secteur agricole. Le rapport recommande également d’accélérer la transformation numérique des services publics pour améliorer l’efficacité administrative et lutter contre la corruption.
Perspectives pour le Maroc
Le rapport prévoit que l’économie marocaine pourrait croître de 4,1 % en 2026, sous réserve de la mise en œuvre effective des réformes structurelles et de la stabilisation des marchés internationaux de l’énergie. L’OCDE appelle à une coordination accrue entre les politiques monétaire et budgétaire pour préserver la stabilité des prix et soutenir l’emploi, en particulier chez les jeunes.
Les prochaines échéances incluent la présentation par le gouvernement marocain, en juillet 2026, de sa loi de finances rectificative, qui intégrera les recommandations de l’OCDE en matière de fiscalité et de dépenses publiques. Le rapport servira de référence pour les discussions entre Rabat et les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, dans le cadre de la nouvelle ligne de crédit modulable accordée au Maroc en 2025.
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