Aquaculture au Maroc : 244 projets actifs, un secteur en pleine expansion

Aquaculture au Maroc : 244 projets actifs, un secteur en pleine expansion

Le secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime a annoncé que le Maroc compte actuellement 244 projets aquacoles actifs. Cette information a été communiquée dans le cadre d’un bilan du développement de la filière.

Ces projets couvrent l’ensemble du littoral marocain, de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma à celle de Dakhla-Oued Eddahab. Les données publiées incluent à la fois des installations en mer et des fermes terrestres.

Investissements et confiance des acteurs

Selon le secrétariat d’État, cette évolution traduit une confiance croissante des investisseurs dans le potentiel du secteur aquacole. Les dispositifs d’accompagnement mis en place par l’État sont également présentés comme un facteur clé de cette dynamique.

Parmi les mécanismes cités figurent les subventions directes, l’assistance technique et la simplification des procédures administratives. Ces mesures visent à encourager l’émergence de projets structurés et durables.

Répartition et typologie des projets

Les 244 projets se répartissent entre différentes catégories, dont l’élevage de poissons, de crustacés et d’algues. La région de Souss-Massa concentre une part importante des initiatives, grâce à des conditions environnementales favorables.

Les autorités soulignent que ces projets ont généré plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, principalement dans les zones côtières. La valeur ajoutée de la filière est estimée en croissance continue depuis 2020.

Objectifs stratégiques du plan Halieutis

Ce bilan s’inscrit dans le cadre du Plan Halieutis, stratégie nationale de développement du secteur de la pêche et de l’aquaculture. Le plan vise à porter la production aquacole marocaine à 200 000 tonnes par an d’ici 2030.

Les projets en activité permettent déjà une production annuelle d’environ 60 000 tonnes. Les espèces les plus élevées sont le bar, la daurade, les moules et les huîtres.

Défis à relever

Malgré ces résultats, le secteur doit encore faire face à plusieurs obstacles. L’accès au foncier, la disponibilité des alevins et les contraintes climatiques figurent parmi les principaux défis identifiés par les professionnels.

Des discussions sont en cours entre les pouvoirs publics et les fédérations professionnelles pour améliorer le cadre réglementaire et renforcer l’attractivité du secteur.

Perspectives pour les prochains mois

Le secrétariat d’État prévoit l’octroi de nouvelles autorisations pour une trentaine de projets supplémentaires d’ici la fin de l’année. Une étude d’impact environnemental est également en préparation pour les zones à fort potentiel aquacole.

Les autorités tablent sur une accélération des investissements privés dans les régions du Sud, notamment autour de Dakhla, où les conditions océanographiques sont jugées très favorables. La mise en service de nouveaux sites devrait être effective au premier semestre 2025.

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