Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a officiellement repris ses activités politiques après la trêve estivale, en multipliant les rencontres de proximité et les meetings à travers le Royaume. Cette reprise s’accompagne d’un changement de ton notable à l’égard de ses anciens alliés au sein de la coalition gouvernementale, marquant une nouvelle étape dans la préparation des élections de 2026.
Un repositionnement stratégique
Selon des sources internes au parti, le RNI cherche à consolider sa base électorale en se distinguant clairement de ses partenaires de la majorité, notamment le Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti authenticité et modernité (PAM). Cette stratégie vise à capitaliser sur le bilan du gouvernement tout en prenant ses distances avec les décisions impopulaires.
Le parti dirigé par Aziz Akhannouch met en avant ses réalisations dans les secteurs clés, tels que la protection sociale et le développement économique, tout en critiquant indirectement la lenteur administrative imputée à certains de ses alliés.
Des critiques croissantes
Lors de plusieurs réunions internes, des cadres du RNI ont exprimé leur mécontentement face à la gestion de certains dossiers par les autres formations de la coalition. Ils pointent notamment des divergences sur les réformes structurelles et la communication gouvernementale, que le parti juge insuffisamment coordonnée.
Cette posture s’inscrit dans un contexte de concurrence électorale accrue, alors que les différents partis politiques commencent à préparer leurs listes et leurs alliances en vue des prochaines échéances communales et législatives.
Réactions des partenaires
Les partis concernés n’ont pas tardé à réagir. Le Parti de l’Istiqlal a rappelé, par le biais d’un communiqué, l’importance de préserver l’unité de la majorité pour garantir la stabilité gouvernementale. De son côté, le PAM a souligné que les échéances électorales ne devaient pas altérer la coopération sur les dossiers prioritaires.
Ces échanges interviennent alors que le gouvernement doit faire face à des défis sociaux et économiques, notamment la sécheresse persistante et les pressions sur le pouvoir d’achat des ménages.
Vers une recomposition politique
Les analystes notent que ce repositionnement du RNI pourrait influencer la configuration des alliances futures, non seulement pour les élections communales de 2026, mais aussi pour le scrutin législatif. Le parti semble vouloir élargir son assise populaire en se présentant comme un acteur autonome, capable de rassembler au-delà de son électorat traditionnel.
Dans les prochains mois, les observateurs s’attendent à une intensification des consultations internes et à la mise en place de structures de campagne locales. Le RNI prévoit notamment d’organiser une série de rencontres régionales pour présenter son programme et mobiliser ses militants.
Les prochaines étapes devraient également inclure des négociations avec les autres formations politiques en vue de la préparation des listes électorales. La décision du RNI de maintenir ou de redéfinir ses alliances sera scrutée de près, dans un paysage politique marocain en pleine évolution.
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