Le Projet de loi de finances (PLF) 2027 accorde une priorité stratégique à la sécurité hydrique au Maroc, selon le document officiel. Le texte prévoit des investissements dans les barrages, le dessalement de l’eau de mer et les autoroutes de l’eau afin de répondre aux effets des sécheresses successives et à la hausse des besoins en eau. Cette orientation intervient alors que le Royaume fait face à une pression croissante sur ses ressources hydriques.
Le PLF 2027, qui doit être examiné par le Parlement, détaille une série de mesures visant à sécuriser l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation. Les autorités entendent ainsi accélérer la construction de nouveaux barrages et moderniser les infrastructures existantes. Le dessalement de l’eau de mer est également présenté comme une solution durable pour les zones côtières et les grands centres urbains.
Un contexte de stress hydrique persistant
Le Maroc a connu plusieurs années de sécheresse consécutives qui ont réduit les réserves des barrages et affecté l’agriculture. Les besoins en eau augmentent sous l’effet de la croissance démographique et du développement économique. Face à cette situation, le gouvernement a fait de la gestion de l’eau une priorité nationale, inscrite dans le PLF 2027.
Les autoroutes de l’eau, qui consistent à transférer l’eau entre bassins versants, figurent parmi les projets phares. Elles doivent permettre de mieux répartir la ressource entre les régions excédentaires et déficitaires. Le financement de ces infrastructures sera précisé dans le cadre budgétaire, selon le document.
Des investissements structurants
Le PLF 2027 prévoit des crédits pour la construction de barrages supplémentaires et la réhabilitation de ceux existants. Le dessalement bénéficiera également de dotations pour augmenter la capacité de production d’eau potable. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large de résilience climatique.
Les autorités n’ont pas encore communiqué le montant global des investissements ni le calendrier détaillé de mise en œuvre. Le texte sera débattu au Parlement dans les prochaines semaines, et des ajustements pourraient être apportés.
Réactions et attentes
Les acteurs du secteur de l’eau saluent l’orientation du PLF 2027, tout en appelant à une accélération des chantiers. Des experts soulignent que la réussite de ces projets dépendra de la gouvernance et de la coordination entre les différents ministères concernés. Les collectivités locales devraient être associées à la mise en œuvre.
Le PLF 2027 doit être adopté avant la fin de l’année, conformément au calendrier budgétaire. Les premières mesures pourraient entrer en vigueur au début de l’exercice 2027. Le gouvernement devrait préciser les modalités de financement et les échéances lors des discussions parlementaires.
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