Commission mixte Maroc-Niger : Bourita préside les travaux sur instructions royales

Commission mixte Maroc-Niger : Bourita préside les travaux sur instructions royales

Sur les Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a présidé, ce mercredi, les travaux de la 5e session de la Commission mixte Maroc-Niger. La réunion s’est tenue en format visioconférence, co-présidée du côté nigérien par Bakary Yaou Sangaré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur. Cet événement diplomatique marque une étape importante dans la relance du cadre de coopération bilatérale entre les deux pays.

La tenue de cette commission intervient dans un contexte de renforcement des relations de fraternité et de solidarité entre le Royaume du Maroc et la République du Niger. Elle fait suite aux orientations royales visant à consolider les partenariats sud-sud et à dynamiser la coopération avec les pays frères du continent africain. La session a permis d’évaluer l’état d’avancement des accords conclus précédemment et d’examiner de nouveaux domaines de collaboration.

Cadre de la coopération bilatérale

La Commission mixte constitue le principal cadre institutionnel de la relation bilatérale. Elle a pour mandat de superviser la mise en œuvre des accords de coopération et de proposer de nouveaux projets conjoints. Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs clés, notamment la diplomatie, la sécurité, l’économie, l’agriculture, la santé, l’éducation et la formation professionnelle. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de donner une impulsion nouvelle à leur partenariat.

Les délégations des deux pays étaient composées de hauts responsables et d’experts techniques des ministères concernés. Cette composition reflète la nature globale et multidimensionnelle de la coopération envisagée. Les échanges se sont déroulés dans un esprit de cordialité et de franchise, caractéristique des relations historiques unissant les deux nations.

Domaines de coopération examinés

Les travaux ont permis un examen détaillé des programmes de coopération en cours. Dans le domaine économique, les discussions ont abordé les possibilités de partenariats dans les secteurs agricole et énergétique. La question de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent a également figuré à l’ordre du jour, les deux pays partageant des préoccupations communes en la matière.

La coopération en matière de formation et de renforcement des capacités humaines a été identifiée comme une priorité. Le modèle marocain de formation dans divers secteurs, notamment l’administration publique, l’agriculture et les technologies, a été présenté comme un levier potentiel pour le développement des compétences au Niger. Les échanges ont également porté sur la coordination des positions dans les enceintes internationales et régionales.

Perspectives et engagements

À l’issue des discussions, les deux ministres ont salué la qualité des échanges et la convergence de vues sur la majorité des sujets abordés. Ils ont souligné l’importance de traduire les engagements politiques en projets concrets et en actions tangibles au bénéfice des populations des deux pays. L’accent a été mis sur la nécessité d’un suivi régulier et d’une évaluation périodique des projets convenus.

Les parties se sont accordées sur le principe d’une réunion technique dans les prochains mois pour finaliser les protocoles d’accord spécifiques. Les ministères techniques des deux côtés ont reçu pour instruction de travailler en étroite collaboration afin d’accélérer la mise en œuvre des décisions prises lors de cette session. L’objectif est d’aboutir à des résultats visibles avant la tenue de la prochaine commission mixte.

La prochaine étape consistera en la finalisation et la signature des procès-verbaux et des accords sectoriels discutés lors de cette session. Une date pour la 6e session de la Commission mixte Maroc-Niger sera fixée par voie diplomatique dans le courant de l’année prochaine, après évaluation des progrès accomplis. Les deux ministères des Affaires étrangères assureront le suivi global du processus et rendront compte de son avancement.

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