L’Université Euromed de Fès (UEMF) a accueilli, les 9 et 10 avril 2026, un colloque international majeur sur l’arbitrage dans les pays arabes et l’espace OHADA. Cet événement, organisé par l’École de droit de la Sorbonne – UEMF en partenariat avec l’Association Henri Capitant, a rassemblé des experts académiques et professionnels de premier plan issus de plusieurs continents.
Le colloque s’est ouvert sous la direction scientifique de Samaa Haridi, avocate au barreau de New York, et de Laurent Aynès, professeur émérite à l’École de Droit de la Sorbonne. Le mot d’ouverture a été prononcé par le professeur François Xavier Lucas, professeur des universités et directeur du Master Droit des Affaires Sorbonne-UEMF.
L’initiative s’inscrit dans une dynamique stratégique visant à accompagner les transformations juridiques et économiques des espaces euro-méditerranéen et africain. Dans un contexte d’intensification des échanges commerciaux et des investissements internationaux, l’arbitrage est présenté comme un levier essentiel de sécurité juridique pour les acteurs économiques.
Un enjeu de compétitivité pour le Maroc
Au Maroc, la question de l’arbitrage revêt une importance particulière. Elle est considérée comme cruciale pour accompagner les grands projets d’infrastructure et renforcer l’attractivité du Royaume sur la scène internationale. Le développement d’un écosystème juridique performant dans ce domaine constitue un facteur clé de compétitivité.
L’arbitrage, mode alternatif de règlement des litiges, garantit aux investisseurs et aux entreprises un cadre indépendant, efficace et conforme aux standards internationaux. Il permet de résoudre les conflits en dehors des tribunaux étatiques traditionnels.
Une communauté d’experts internationaux
Pendant deux jours, les travaux ont proposé une analyse approfondie des enjeux contemporains de l’arbitrage à travers des panels thématiques. Ces discussions ont abordé les problématiques actuelles et leur ancrage dans les réalités économiques et juridiques.
Le colloque a réuni une communauté d’experts reconnus internationalement, composée d’avocats, d’arbitres et d’universitaires. Les participants provenaient notamment du Maroc, de France, de Tunisie, du Cameroun, du Mali, du Liban et des États-Unis. Cette diversité de profils et de cultures juridiques a favorisé des échanges de haut niveau et une approche comparative des pratiques arbitrales.
La formation, un axe central
À travers l’organisation de ce colloque, l’Université Euromed de Fès confirme la vocation de son Master Droit des Affaires. Ce programme, dispensé sur son campus, vise à former des juristes capables d’évoluer dans des environnements internationaux complexes, à l’intersection des systèmes juridiques et des enjeux économiques globaux.
Le Master Droit des Affaires de l’École de Droit de la Sorbonne est un programme compétitif qui accueille des étudiants européens, subsahariens et marocains selon une règle de répartition par tiers. La formation se distingue par son approche professionnalisante, en lien direct avec les pratiques du droit des affaires et de l’arbitrage.
Les lauréats de cette formation obtiennent à la fois un diplôme français de la Sorbonne et un diplôme marocain délivré par l’Université Euromed de Fès.
Les conclusions et les recommandations issues de ce colloque international devraient contribuer à nourrir la réflexion sur l’évolution des cadres juridiques de l’arbitrage dans la région. Elles pourraient également influencer les programmes de formation et les pratiques professionnelles dans les mois à venir.
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