La deuxième session de la cinquième année législative a débuté, vendredi matin, à la Chambre des représentants à Rabat. L’ouverture s’est déroulée dans un climat décrit comme étant de confiance affirmée, selon les déclarations officielles.
Dans son discours inaugural, le président de la Chambre, Rachid Talbi Alami, a présenté un bilan positif de la situation nationale. Il a souligné l’enracinement de la démocratie et la solidité des institutions marocaines dans le cadre de la monarchie constitutionnelle.
Il a toutefois rappelé que cette dynamique nationale évolue dans un contexte international complexe, marqué par des secousses géopolitiques et macroéconomiques affectant les chaînes d’approvisionnement et les marchés mondiaux.
L’exception marocaine face aux crises
Face à cette conjoncture mondiale erratique, le président de la première Chambre a mis en avant la résilience de l’économie nationale. Il a indiqué que cette solidité ne relevait pas d’une simple posture, mais s’appuyait sur une série d’indicateurs économiques et sociaux probants.
Il a ajouté que cette stabilité interne s’accompagnait d’une attractivité et d’un positionnement renforcés du Royaume sur la scène internationale. Cette situation serait le fruit, selon lui, de la clarté et de la crédibilité des choix stratégiques opérés par le Maroc.
Les avancées sur la question du Sahara
Une partie importante de l’allocution a été consacrée aux récentes évolutions diplomatiques concernant la question du Sahara marocain. Rachid Talbi Alami a évoqué un changement historique dans la perception de ce dossier par la communauté internationale.
Il a rappelé le soutien de nombreuses puissances et groupements régionaux d’Afrique, d’Europe, d’Amérique latine et du monde arabe en faveur des droits du Maroc. Le président de la Chambre a cité la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui présente l’initiative marocaine d’autonomie comme la base pour une solution définitive, dans le respect de la souveraineté du Royaume.
Reprenant des termes royaux, il a qualifié cette séquence de nouvelle conquête. Il a toutefois appelé les élus à une mobilisation interne inébranlable pour consolider ces succès. L’action publique doit, selon lui, redoubler d’efficacité pour avoir un impact direct et positif sur le quotidien des citoyens.
Un agenda législatif chargé
Sur le plan parlementaire, l’agenda de cette nouvelle session s’annonce dense. L’hémicycle devra examiner trente-neuf projets de loi. Parmi eux, vingt-trois sont dédiés à l’approbation d’accords et de conventions internationales.
Les autres textes législatifs visent à réformer plusieurs secteurs vitaux, moderniser l’appareil étatique, fluidifier les relations entre l’administration et les administrés, et restructurer diverses professions.
Le contrôle de l’action gouvernementale
La fonction de contrôle de l’action gouvernementale sera également à l’ordre du jour. Faisant le bilan de l’intersession, Rachid Talbi Alami a indiqué que 2481 questions avaient été adressées à l’Exécutif. Ce total se répartit entre 865 questions orales et 1616 questions écrites.
Il a exhorté les différentes composantes de la Chambre à accélérer le rythme de ces travaux de contrôle et d’évaluation des politiques publiques. Il a demandé la tenue de débats approfondis, objectifs et porteurs de recommandations concrètes.
Enfin, concernant la diplomatie parlementaire, il a lancé un appel à la vigilance pour défendre les intérêts suprêmes de la Nation. Il a invité les députés à accompagner activement le Royaume dans la consolidation des acquis de la phase postérieure au 31 octobre 2026.
La session parlementaire qui s’ouvre devrait donc être marquée par l’examen d’un important corpus législatif et par un contrôle accru de l’action gouvernementale, dans un contexte où les questions de résilience économique et d’intégrité territoriale restent prioritaires.
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