Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté ce mercredi devant le Parlement réuni en séance plénière le bilan de l’action gouvernementale. Cette présentation, effectuée conformément à l’article 101 de la Constitution, constitue un exercice politique majeur pour l’Exécutif, qui a choisi de structurer son discours autour des notions de continuité, de transformation et de légitimité.
Devant les membres des deux Chambres, le Chef du gouvernement a défendu une lecture de son action articulée sur trois axes principaux. Il s’agit de la consolidation institutionnelle, de la production législative et du positionnement international du Maroc. L’objectif affiché est de rompre avec une culture des engagements non suivis d’effets pour instaurer une approche fondée sur les résultats.
Une action publique recentrée sur les résultats
Le discours a insisté sur la volonté de réaligner l’action publique sur les attentes sociales. La notion de « contrat » entre l’État et les citoyens a été mobilisée pour souligner cette orientation. L’Exécutif met en avant une évolution du fonctionnement institutionnel visant une plus grande cohérence entre les décisions publiques et les demandes de la société.
Selon cette vision, il s’agit de dépasser une logique administrative classique au profit d’une approche plus intégrée. Les politiques publiques seraient ainsi pensées dans leur globalité pour une meilleure efficacité.
Un volet législatif structurant
La production législative a été présentée comme l’un des piliers de ce bilan. Le Chef du gouvernement a évoqué un volume soutenu de textes adoptés depuis le début de la mandature. Ces textes comprennent aussi bien des lois que des décrets d’application.
Cette dynamique législative est décrite comme un chantier de fond visant à actualiser et densifier l’arsenal juridique national. L’Exécutif souligne également avoir examiné un nombre significatif de propositions de loi émanant des parlementaires.
Ce point est présenté comme une illustration d’une ouverture accrue à l’initiative législative. Il traduirait, selon le gouvernement, un fonctionnement plus équilibré des pouvoirs et une meilleure articulation entre l’exécutif et le législatif.
Le positionnement international du Royaume
Au-delà des dimensions internes, le bilan inscrit l’action gouvernementale dans une lecture plus large du rôle du Maroc sur la scène internationale. Le Chef du gouvernement a mis en avant la consolidation du Royaume en tant qu’acteur de stabilité régionale et continentale.
Ce positionnement est relié aux performances économiques et à la préservation des équilibres sociaux. Ces facteurs sont présentés comme des éléments de crédibilité externe pour le pays.
Le discours a également insisté sur les contributions du Maroc en matière de sécurité et de coopération régionale. Ces contributions justifieraient, selon l’Exécutif, un renforcement de la confiance des partenaires internationaux.
Sur le plan diplomatique, la question du Sahara marocain a été abordée à travers les soutiens internationaux à la proposition d’autonomie. Les évolutions enregistrées au sein des instances onusiennes ont également été mentionnées.
Le gouvernement y voit la confirmation d’une dynamique favorable. Cette dynamique serait le fruit d’une stratégie diplomatique de long terme.
La prochaine étape consistera en l’examen et le débat de ce bilan par les groupes parlementaires. Les réactions des différentes formations politiques sont attendues dans les jours à venir, permettant de mesurer la réception de ce discours de redevabilité.
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