Coopération agricole : le Portugal réaffirme son rôle d’allié stratégique du Maroc au sein de l’UE

Coopération agricole : le Portugal réaffirme son rôle d’allié stratégique du Maroc au sein de l’UE

Le ministre portugais de l’Agriculture et de la Pêche, José Manuel Fernandes, a déclaré, lundi à Meknès, que son pays entendait consolider son rôle d’allié stratégique du Maroc auprès des institutions de l’Union européenne. Ces déclarations ont été faites lors d’un événement consacré à la coopération bilatérale, organisé en marge de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM).

Le Portugal participe à cette édition en tant que pays invité d’honneur, un statut qui, selon le ministre, reflète la qualité des relations entre les deux nations et offre une opportunité de valoriser le patrimoine et le savoir-faire portugais.

Un engagement européen affirmé

José Manuel Fernandes a précisé les contours de cet engagement. « Nous allons continuer à positionner le Portugal comme un allié stratégique du Maroc auprès de l’Union européenne et à contribuer à la mise en œuvre des programmes européens », a-t-il affirmé.

Il a cité plusieurs mécanismes, notamment l’instrument de voisinage, les dispositifs financiers existants et les nouveaux outils comme le Fonds européen pour la compétitivité. Ce dernier comprendrait un volet dédié à la recherche, auquel le Maroc pourrait, selon lui, pleinement participer.

Agriculture et sécurité alimentaire au cœur du partenariat

Le ministre a souligné que la participation portugaise au SIAM visait à renforcer les relations bilatérales, avec un accent particulier sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt. Ces secteurs sont présentés comme des piliers essentiels de la coopération et un levier pour la stabilité et la sécurité alimentaire dans l’espace euro-méditerranéen.

« La question de la souveraineté alimentaire, que nous préférons envisager également sous l’angle de la sécurité alimentaire, constitue un enjeu majeur », a-t-il déclaré. Pour y répondre, il a plaidé pour la mise en place de partenariats « prévisibles et durables », notamment avec des pays voisins ou géographiquement proches.

Dans cette perspective, l’océan Atlantique est perçu comme un pont naturel reliant le Portugal et le Maroc, deux pays décrits comme étant stratégiquement proches.

Une participation structurée et des axes concrets

Pour concrétiser cette ambition, le Portugal a organisé une participation « robuste, multisectorielle et diversifiée » au salon, impliquant des professionnels et diverses parties prenantes. Une mission entrepreneuriale spécifique a également été mise sur pied, centrée sur la durabilité des ressources hydriques et le développement de l’agro-industrie.

Par ailleurs, José Manuel Fernandes a insisté sur l’importance cruciale de la recherche scientifique commune. Celle-ci devrait, selon ses dires, permettre de développer des solutions adaptées dans les domaines de la santé animale et végétale, ainsi que pour l’amélioration des cultures.

« Une telle coopération est de nature à favoriser une progression durable, équilibrée et complémentaire des échanges commerciaux entre les deux pays. Elle appelle désormais à une intensification des actions concrètes », a-t-il estimé.

Contexte du Salon International de l’Agriculture

La 18ème édition du SIAM se tient sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI jusqu’au 28 avril. Elle a pour thème « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire ».

Le salon, qui s’étend sur une superficie de 37 hectares, accueille plus de 1.500 exposants, 500 coopératives, 200 éleveurs et 45 délégations étrangères. L’affluence totale est attendue à plus de 1,1 million de visiteurs. Soixante-dix pays y participent cette année.

La désignation du Portugal comme invité d’honneur est officiellement présentée comme le reflet de l’excellence et du dynamisme des relations bilatérales.

La prochaine étape tangible de cette coopération devrait se concrétiser par la mise en œuvre des projets évoqués, notamment ceux liés à la gestion de l’eau et à la recherche agro-industrielle. Les discussions engagées à Meknès devraient également déboucher sur des feuilles de route opérationnelles pour l’accès aux programmes de financement européens mentionnés par le ministre portugais.

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