Le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, a assuré que toute réforme du secteur pharmaceutique se ferait en concertation avec les pharmaciens. Il s’est exprimé ce lundi lors d’une séance de questions orales à la Chambre des Conseillers, en réponse aux inquiétudes soulevées par les professionnels concernant une possible ouverture du capital des officines.
Le débat sur la réforme du secteur a été relancé suite à la publication du dernier rapport du Conseil de la concurrence. Le ministre a rappelé le rôle constitutionnel de cette institution, chargée d’émettre des avis sur différents secteurs économiques.
Il a précisé qu’un certain nombre des recommandations de ce rapport rejoignaient des réformes déjà en cours au sein du ministère, dont les pharmaciens sont informés. Pour les réformes à venir, il a affirmé que la consultation avec les professionnels serait fondamentale.
Les principes de la réforme
Amine Tahraoui a souligné la nécessité de transformer le secteur pour instaurer une gouvernance moderne. Cette modernisation se fonde sur la transparence et la révision des procédures, avec pour objectif de garantir la souveraineté pharmaceutique nationale.
Le ministre a également évoqué la restauration de la confiance des citoyens comme l’un des buts de ces changements. Il a mentionné le droit des Marocains à un médicament sûr, accessible et de qualité.
Les trois axes de travail du ministère
Le département de la Santé travaille actuellement sur trois grands chantiers. Le premier est la création de l’Agence marocaine des médicaments et des produits de santé.
Le deuxième axe concerne la réforme du cadre juridique et le renforcement de la souveraineté pharmaceutique. Le troisième pilier est la numérisation des procédures d’homologation des produits de santé.
Avancées et adaptations réglementaires
Le ministre a fait état d’une progression vers le niveau GBT3 selon les standards de l’Organisation mondiale de la santé. Cette évantage renforce la reconnaissance internationale du système pharmaceutique national.
Plusieurs textes réglementaires ont été adoptés ou sont en cours d’adoption. Ils portent sur l’autorisation sanitaire des médicaments à usage humain, l’exercice de la pharmacie, ainsi que la création et l’ouverture des officines et établissements pharmaceutiques.
Une révision de la loi 17.04 est également en cours. Elle vise à adapter la législation nationale aux normes internationales et à renforcer la pharmacovigilance.
Cette révision doit aussi améliorer les bonnes pratiques industrielles. La digitalisation des procédures d’homologation, quant à elle, s’étendra aux médicaments, aux dispositifs et aux équipements médicaux.
Les prochaines étapes de cette réforme globale dépendront des conclusions des concertations promises avec les représentants des pharmaciens. Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour la finalisation des différents projets de textes ou pour la mise en œuvre opérationnelle des nouvelles agences et procédures numériques.
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