Poursuite du dialogue social : le gouvernement précise ses engagements sur les retraites et la fiscalité

Poursuite du dialogue social : le gouvernement précise ses engagements sur les retraites et la fiscalité

Le gouvernement marocain s’est engagé à maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux sur plusieurs réformes en cours, notamment la fiscalité, les retraites et les conditions de travail de certaines professions. Le porte-parole de l’exécutif, Mustapha Baitas, a détaillé ces engagements lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Rabat.

Bilan des mesures déjà mises en œuvre

Interrogé sur les résultats du dialogue social, que les syndicats ont critiqué en estimant que leurs demandes n’avaient pas été pleinement prises en compte, M. Baitas a rappelé les mesures déjà appliquées lors des sessions précédentes. Il a cité l’augmentation générale des salaires de 1.000 dirhams, la revalorisation des aides familiales et l’amélioration des conditions des fonctionnaires.

Dans le secteur de l’éducation nationale, le coût financier des mesures a dépassé 18,47 milliards de dirhams (MMDH). Pour la santé, l’impact financier annuel est estimé à 4 MMDH, et à 2 MMDH pour l’enseignement supérieur, a précisé le porte-parole.

M. Baitas a indiqué que le salaire net mensuel moyen dans le secteur public est passé de 8.237 dirhams en 2021 à 10.600 dirhams en 2025, soit une augmentation globale de 29 %. Le salaire minimum net dans le secteur public a quant à lui augmenté de 3.258 dirhams à 4.500 dirhams.

Le coût annuel global de l’ensemble des mesures prises en faveur du secteur public, y compris la révision de l’impôt sur le revenu, s’élèvera à plus de 48 MMDH en 2026 et atteindra 49,7 MMDH en 2027, a-t-il ajouté.

Prochaines étapes : fiscalité et réforme du travail

Concernant les engagements pris lors de la dernière session du dialogue social, le responsable gouvernemental a affirmé que l’exécutif poursuivrait les discussions avec les partenaires sur la réforme de l’impôt sur le revenu. Ce dossier est en cours d’examen avec les différentes parties prenantes afin d’identifier les possibilités d’un accord dans le cadre des négociations.

M. Baitas a également indiqué que le gouvernement allait accélérer le traitement des dossiers soulevés par plusieurs corps professionnels, notamment les ingénieurs, les administrateurs et les techniciens, concernant leurs statuts, afin de parvenir à un nouveau niveau d’avancement.

Un accord a été trouvé pour modifier la loi 65-99 relative au Code du travail, visant à réduire la durée quotidienne de travail de 12 à 8 heures pour les agents de sécurité liés par contrat avec des sociétés de gardiennage. Ces agents étaient auparavant considérés dans un cadre juridique particulier lié à la fonction de surveillance, mais cette situation doit être révisée, étant donné que la durée légale de travail est de 8 heures.

Réforme des retraites et formation professionnelle

Sur la réforme des systèmes de retraite, au cœur des revendications syndicales qui jugent les pensions insuffisantes face à la hausse du coût de la vie, M. Baitas a déclaré que le débat se poursuivait au sein de la commission nationale. Une discussion globale et approfondie sera ouverte concernant les retraités percevant une pension inférieure au salaire minimum, afin de parvenir à un accord.

Enfin, le porte-parole a mentionné la gestion de la formation professionnelle continue dans le secteur privé, qui sera réorganisée dans le cadre d’une nouvelle structuration.

Le gouvernement s’est engagé à poursuivre la mise en œuvre des accords sociaux et à ouvrir le débat sur les questions d’actualité, avec pour objectif de trouver des solutions aux revendications exprimées par les différentes catégories professionnelles.

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