LGV Kénitra-Marrakech : un an après le lancement, le foncier est bouclé et 20 millions de m³ de terrassements réalisés

LGV Kénitra-Marrakech : un an après le lancement, le foncier est bouclé et 20 millions de m³ de terrassements réalisés

Un an après le lancement officiel du projet de construction de la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) reliant Kénitra à Marrakech par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) a annoncé des avancées significatives sur le chantier. Les travaux de terrassement ont atteint 20 millions de mètres cubes, tandis que l’acquisition du foncier nécessaire est désormais finalisée.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du développement du réseau ferroviaire marocain, vise à étendre la LGV existante entre Tanger et Kénitra jusqu’à Marrakech, sur une distance totale d’environ 400 kilomètres. L’objectif est de réduire le temps de trajet entre Casablanca et Marrakech à moins de deux heures, contre environ deux heures trente actuellement.

Avancement des travaux et mobilisation foncière

Selon les données fournies par l’ONCF, les opérations de terrassement, qui concernent principalement les sections entre Kénitra et Casablanca ainsi que les abords de Marrakech, ont mobilisé des engins lourds et des équipes techniques sur plusieurs fronts. Le volume de 20 millions de mètres cubes de terre déplacée représente une étape clé pour la préparation des plateformes ferroviaires.

Parallèlement, la totalité des terrains nécessaires à la réalisation de la ligne a été acquise. Cette étape foncière, souvent source de retards dans les grands projets d’infrastructure, a été menée à bien grâce à des négociations avec les propriétaires et les collectivités locales, permettant de sécuriser les emprises pour la pose des voies et des équipements annexes.

Calendrier et perspectives

Le chantier, qui avait officiellement débuté en septembre 2023, respecte pour l’instant le calendrier prévisionnel fixé par le ministère du Transport et de la Logistique. La mise en service de la ligne est attendue pour 2028, conformément aux objectifs du plan de développement ferroviaire national à l’horizon 2040.

Les prochaines étapes comprennent la poursuite des travaux de génie civil, notamment la construction d’ouvrages d’art (ponts, viaducs, tunnels) et la pose des premiers rails sur les sections déjà terrassées. L’ONCF prévoit également de lancer les appels d’offres pour les systèmes de signalisation et d’électrification dans les mois à venir.

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